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LouZou posted
CCNUCC : le climat n’est pas à vendre !
La souveraineté alimentaire peut le stabiliser !
Les paysans et les paysannes font partie des premières victimes du changement climatique. Partout dans nos champs, sur les plantes que nous cultivons, avec les animaux que nous élevons, ses conséquences sont palpables. Cependant, ceci n’a rien de nouveau. Déjà dans les années 1970, les paysans et paysannes africaines étaient touchés par la désertification et par un changement radical dans le ...... [read more]
LouZou:
La croissance de la pollution diminue la visibilité dans le monde
La visibilité les jours de beau temps a considérablement diminué dans une grande partie des régions du globe depuis les années 1970, à cause de l’augmentation des polluants en suspension, d’après ce qu’ont déclaré des scientifiques jeudi.
Ces scientifiques ont parlé d’un « assombrissement global » ou « global dimming » en anglais, en particulier en Asie du sud et de l’est, en Amérique du sud, en Australie et en Afrique, tandis que la visibilité est restée relativement stable en Amérique du Nord et s’est même améliorée en Europe.
Les aérosols, les particules fines ou les gouttelettes associées à la combustion de carburants fossiles et d’autres sources sont responsables de cet « assombrissement global ». En effet, on constate depuis plusieurs années une augmentation du taux moyen d’aérosols dans l'atmosphère suite aux émissions de diverses particules (liées aux incendies de forêt, aux transports motorisés et à la combustion de combustibles fossiles).
Une fois dans l’atmosphère ces particules fines ou aérosols servent de noyaux de nucléation à la vapeur d'eau qui se transforme alors en gouttelettes. En temps normal, ce sont les aérosols naturels, pollens et sels marins notamment, qui jouent ce rôle. Cependant, avec l’augmentation de ces aérosols liée aux activités humaines, les gouttelettes sont plus petites et plus nombreuses, rendant les nuages plus réfléchissants et obscurcissant ainsi l’atmosphère.
« Les aérosols sont de plus en plus nombreux dans une grande partie du globe, surtout en Asie » a déclaré R. Dickinson de l’Université du Texas, l’un des chercheurs qui a conduit l’étude.
R. Dickinson et deux chercheurs de l’Université du Maryland ont étudié les mesures de visibilité –c’est-à-dire la distance à laquelle un individu peut voir à l’oeil nu lors des jours de beau temps- prises de 1973 à 2007, dans 3 250 stations météorologiques différentes.
Les aérosols tels que la suie, la poussière et les particules de dioxyde de soufre ont tous affecté la visibilité, d’après les chercheurs, qui ont publié leurs commentaires dans le magazine Science.
Les chercheurs ont utilisé des données satellites récentes pour confirmer que les mesures de visibilité prises par les stations météorologiques étaient un bon indicateur de la concentration d’aérosol dans l’air.
Les aérosols provenant de la combustion du charbon, des traitements industriels et de la déforestation peuvent influencer le climat et peuvent également affecter la santé humaine, d’après les chercheurs.
D’autres polluants tels que le dioxyde de carbone sont transparents et n’affectent pas la visibilité même s’ils tout aussi dangereux voire davantage pour le climat et la santé.
Ces données aideront les chercheurs à comprendre les changements sur le long terme de la pollution de l’air ainsi que la façon dont ces changements sont associés au changement climatique, d’après Kaicun Wang de l’Université du Maryland.
« Cette étude fournit des informations de base pour de futures études climatiques » a-t-il indiqué.
Les scientifiques accusent l’activité industrielle accrue dans des pays comme la Chine et l’Inde d’être responsable de la diminution de la visibilité dans le monde, et affirment que les régulations pour la qualité de l’air mises en place en Europe ont aidé à améliorer la situation depuis le milieu des années 1980.
Les aérosols peuvent avoir des effets variables de refroidissement ou de réchauffement sur les températures à la surface, en réfléchissant les rayons solaires dans l’espace et en réduisant la radiation solaire sur la surface de la Terre ou en absorbant les rayons solaires et en réchauffant l’atmosphère.
13/03/2009 Par Sandra BESSON
http://www.actualites-news-environnement.com/19894-pollution-visibilite.html
LouZou:
Réchauffement: un coût de «centaines de millions d’euros par an»
Le premier rapport évaluant le coût des impacts du changement climatique à l’échelle nationale et proposant des mesures d’adaptation associées vient d’être publié. Réalisé par un groupe interministériel mis en place en mars 2007 par le ministère de l’environnement, il contribuera à la préparation du Plan national d’adaptation au changement climatique prévu en 2011.
La France «peut s’attendre à un impact global négatif du changement climatique, les coûts pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros par an pour plusieurs secteurs en cas d’adaptation insuffisante», selon le premier rapport tâchant de quantifier cet impact à l’échelle nationale, et mis en ligne mardi 22 septembre.
Ce rapport prospectif est le fruit du travail de trois ministères –environnement, agriculture et économie– et de nombreux experts associatifs, scientifiques ou d’entreprises, démarré en mars 2007. Il a été piloté par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc).
«Aucune évaluation globale des impacts n’avait été faite en France. L’objectif du rapport est de représenter les volumes financiers en jeu, explique Bertrand Reysset, chargé de mission Changement climatique et adaptation à la DGEC. Il permet de poser la question de l’évaluation qu’il faudra envisager au niveau territorial dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique prévu en 2011».
Le rapport se concentre sur un certain nombre de secteurs (eau, agriculture, énergie…) et n’est pas exhaustif. «Les incendies de forêt, par exemple, ont un effet potentiel important lié au réchauffement, mais qui n’est pas chiffrable de manière précise, selon la zone qu’ils vont toucher.» Surtout, le groupe de travail interministériel «ne se substitue pas à un travail de recherche scientifique qui nécessiterait plusieurs années», précise Bertrand Reysset. «C’est un rapport d’évaluation et non pas un document de planification stratégique. Il permettra de commencer à prendre des mesures d’adaptation dans des secteurs dont on sait qu’ils seront très touchés, tels que l’eau».
Eau
D’ici 2050, et à demande similaire, la France devrait connaître un déficit en eau de 2 milliards de mètres cubes par an pour la satisfaction des besoins actuels de l’industrie, de l’agriculture et de l’alimentation en eau potable. Cette quantité représente 14% du prélèvement actuel de ces secteurs mais moins de 2% du total des écoulements annuels moyens sur le territoire national.
Le rapport prévoit une multiplication des conflits d’usage, une dégradation de la qualité des eaux et la perturbation des écosystèmes aquatiques affectant tous les secteurs. L’adaptation passe donc par une «meilleure gestion de la consommation d’eau» et par une adaptation de l’offre qui devra être «impérativement» planifiée.
Difficiles à chiffrer sans enquêtes locales, les mesures d’adaptation dans le secteur représenteront «des dépenses très importantes».
Agriculture
La hausse attendue des rendements des grandes cultures sera fortement contrebalancée par les effets des événements extrêmes, les variabilités interannuelles, les risques sanitaires et la baisse de la disponibilité en eau, prévient le rapport.
En l’absence d’adaptation, une canicule équivalente à celle de 2003 pourrait générer des pertes équivalentes à plus de 300 millions d’euros par an en 2100 pour une culture comme le blé.
L’impact sur la viticulture est plus particulièrement envisagé. Hausse de rendement en Bourgogne, baisse en Languedoc… Dans les deux cas, des effets négatifs sont à prévoir sur «la qualité et la typicité des vins».
Les pertes de rendements des prairies (baisse de la qualité et de la quantité de fourrage) autour de la Méditerranée pourraient représenter jusqu’à 200 millions € par an pendant la seconde moitié du XXIe siècle.
Secteur forestier
Jusqu’en 2050, la hausse des températures et de la concentration de CO2 dans l’atmosphère pourrait générer une production brute annuelle supplémentaire de bois de près de 30 millions de mètres cubes. De la même manière que pour le secteur agricole, ces gains risquent affectés pendant cette période par des aléas liés au réchauffement tels que le dépérissement, les incendies, la sécheresse, avant que la production devienne déficitaire après 2050.
L’impact des feux de forêt en lien avec le changement climatique fait l’objet d’une étude en cours de la mission interministérielle. L’aggravation de cet «aléa» dans les territoires déjà exposés et sa propagation territoriale vers le nord et en altitude sont à prévoir.
Risques naturels et assurances
Les dommages aux logements causés par le retrait-gonflement des sols argileux –le fait que les sous-sols argileux changent de volume selon la température et l’humidité– pourraient dépasser le milliard € annuel en 2100 du fait d’une plus grande fréquence des canicules, soit 5 fois plus qu’aujourd’hui. Ils pourraient atteindre de 4 à 5 milliards € «si l’on prolonge les tendances actuelles de l’urbanisation dans les zones à risque», prévient le rapport.
En l’absence d’adaptation, il chiffre à plusieurs dizaines de milliards € d’ici 2100, et pour la seule région Languedoc-Roussillon, la destruction de logements causée par le recul de la côte (érosion ou submersion marine).
Le manque de données locales n’a pas permis à la mission interministérielle d’apprécier le risque d’inondation par débordement de cours d’eau dans certains bassins, ni les aléas gravitaires (avalanches, glissements de terrain…).
Energie
Le changement climatique devrait générer une «tendance d’économie d’énergie» de 3%, évaluée de 1,8 à 5,9 millions de tonnes équivalent pétrole par an.
Surtout hivernaux actuellement, les pics de consommation électrique devraient aussi devenir estivaux, du fait notamment d’un usage accru de la climatisation. Leur gestion est à anticiper, ce d’autant plus que le rapport prévoit «une baisse de productible de l’ordre de 15% des centrales hydroélectriques», lié au déficit en eau prévu.
Santé
Seul avantage attendu du changement climatique par le rapport: la baisse de la mortalité due au froid durant les hivers. Mais «la plupart des changements auraient des conséquences néfastes» en la matière. Si rien n’est fait, l’ardoise des impacts sanitaires promet d’être salée. Le rapport se réfère à deux événements qui devraient se renouveler: canicule de 2003 et inondations du Gard en 2002.
La «valeur perdue» pour la société liée aux décès prématurés pendant la canicule est estimée à plus de 500 millions €.
Quant aux inondations du Gard, la seule prise en charge des personnes souffrant de problèmes psychologiques liés au stress post-traumatique est estimée à environ 234.000 € pour 953 personnes la première année, «une estimation basse».
Tourisme
«Un impact significatif [négatif] sur le chiffre d’affaires estival est à attendre» à l’horizon 2100, moins marqué dans la moitié nord de la France, surtout sur la côte nord-ouest, ainsi que dans les Alpes. L’amélioration des conditions est prévue aux intersaisons, indique le rapport.
L’enneigement fiable dont bénéficient actuellement 143 domaines skiables ne le sera plus que pour 123 d’entre eux en cas de réchauffement moyen de 1°C, pour 96 si la température augmente de 2°C, pour 55 avec une hausse de 4°C.
Infrastructures de transport et cadre bâti
Le rapport n’a pas pu apprécier les effets directs sur les infrastructures routières dus à une intensité thermique supérieure à celle de la canicule de 2003 ou à la répétition de telles périodes, ni indirects (aléa géologique, sécheresse, variation du niveau des nappes phréatiques).
Le seul risque de submersion marine permanente du réseau métropolitain est chiffré à 2 milliards €, en terme de perte de patrimoine. Ce montant ne prend pas en compte l’impact sur les autoroutes concédées et autres voiries, ni le fait que la submersion d’une seule partie d’une route risque de la rendre impraticable dans sa totalité.
Biodiversité
Souffrant déjà du réchauffement, la biodiversité risque de pâtir aussi des mesures d’adaptation au changement climatique. Il est essentiel d’analyser leurs effets croisés, afin de prévenir les conséquences négatives pour la biodiversité de mesures telles que la reconstruction des infrastructures littorales sur les espaces naturels en arrière des côtes, alerte le rapport.
Diminution ou disparition de services de production (forêts de hêtres du sud et de l’ouest) et de régulation (de l’érosion, stockage du carbone…): les pertes économiques liées seront accrues à la fin du siècle.
Solution d’adaptation proposée: la préservation d’écosystèmes naturels choisis.
par Victor Roux-Goeken pour JDLE
LouZou:
Le réchauffement climatique pourrait atteindre 7 degrés en 2100
C'est le pire scénario jamais imaginé. Le réchauffement climatique pourrait atteindre sept degrés en 2100 selon vingt-six climatologues de renom. L'Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam, en Allemagne, publie en effet mardi 24 novembre un document de 64 pages représentant une synthèse des travaux scientifiques sur le changement climatique parus depuis le 4e rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC, 2007).
"La température moyenne de l'air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période préindustrielle", affirment les auteurs. L'augmentation de 40 % des émissions de CO2 entre 1990 et 2008 rend plus difficile à atteindre l'objectif fixé en juillet de limiter à 2 degrés le réchauffement global. "Chaque année de retard dans l'action augmente les chances que le réchauffement dépasse 2 °C", avertissent-ils.
A l'attention de ceux qui douteraient encore de l'origine humaine du réchauffement, le document de Potsdam rappelle que durant le dernier quart de siècle, les températures moyennes ont augmenté de 0,19 degré par décennie, ce qui correspond parfaitement aux prévisions calculées sur la base des émissions de gaz à effet de serre.
PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES EXTRÊMES
L'un des effets les plus alarmants du changement à venir concerne la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, que ce soit au niveau des températures (canicules) ou des précipitations (sécheresses, inondations). Un autre concerne l'élévation du niveau des mers. "La montée actuelle du niveau des mers", de 3,4 mm par an durant les quinze dernières années, "est supérieure de 80 % aux prévisions passées du GIEC", selon les climatologues. Au lieu d'une fourchette comprise entre 18 et 59 cm d'augmentation, les experts estiment désormais que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites, la fonte des calottes glaciaires provoquera une montée des eaux comprise entre un et deux mètres d'ici à la fin du siècle.
Selon Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l'Institut de Potsdam et membre du GIEC, le rapport est un "dernier appel des scientifiques à l'intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague", du 7 au 18 décembre. "Ils doivent connaître la vérité sans détours sur le réchauffement global et les risques sans précédent qu'il implique", souligne-t-il.
Pour limiter le réchauffement à 2 degrés, il faut que les émissions cessent d'augmenter entre 2015 et 2020 et diminuent ensuite rapidement. "Une société mondiale "décarbonée" – avec zéro émission de CO2 et d'autres gaz à effet de serre durables – doit être atteinte bien avant la fin du siècle", espèrent les climatologues.
- Le Monde - 24/11/09 -
Mon, Nov 30 at 2:41AM
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LouZou posted
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Thu, Nov 26 at 7:31AM
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LouZou posted
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Sat, Nov 21 at 7:06AM
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LouZou posted
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Si vous pensez que l’habitat de demain doit être conçu et géré avec les habitants et que le développement de l’éco - habitat peut intéresser un public large quelque soit les niveaux de revenus …
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Tue, Nov 17 at 2:11PM
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LouZou posted
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http://www.paris.fr/portail/Parcs/Por...
» Découverte en images
[12/08/2009]
Sun, Nov 1 at 7:33AM
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Fri, Oct 30 at 3:35AM
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LouZou posted
Pour l’eau, une autre agriculture !
Les consommateurs et contribuables que nous sommes tous payent plusieurs fois pour avoir le droit à une eau potable.
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- une troisième fois pour financer les programmes de...... [read more]
LouZou:
24 départements français en restriction totale d’eau
Si la saison estivale semble désormais loin derrière nous, ses effets, eux, se font encore sentir. En effet, du fait d’une pluviométrie déficiente, les ressources en eau sont aujourd’hui problématiques en France. A compter du 9 octobre 2009, 46 départements français ont ainsi été soumis à des arrêtés préfectoraux imposant des restrictions d’usages de l’eau, variables selon le degré d’alerte retenu. Plus inquiétant, 24 départements ont atteint le niveau 3, à savoir le degré le plus élevé dans la classification officielle, et sont contraints à une restriction totale. Cette dernière disposition concerne l’Eure, le Val d’Oise, la Seine-et-Marne, l’Eure-et-Loir, l’Essonne, la Gironde, le Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, le Gers, l’Aveyron, la Sarthe, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Dordogne, l’Ardèche, la Drôme, la Marne, la Mayenne, le Maine-et-Loire, la Vendée, les Hautes-Alpes, Créteil et la Côte d’Or.
Selon Météo France, « Le mois de septembre a été globalement très sec sur la quasi-totalité du pays ». Nombreuses sont les régions à avoir accusé des déficits de l’ordre de 50 %. Seuls le Pays basque, le Sud et l’Ouest de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse du Sud ont fait figure d’exception, avec des précipitations abondantes.
Aussi, le bilan dressé par Météo France au 1er octobre 2009 n’est-il guère encourageant : « Les sols superficiels sont bien secs sur la majeure partie du territoire, en particulier du Nord de la Gironde au Loiret, du Nord des Pays de la Loire au Calvados, en Alsace, sur le Nord Pas-de-Calais, et du Nord des Pyrénées-Orientales à l’Aude ».
Illustrant un été qui s’est étiré en longueur jusqu’au début du mois d’octobre, des records de chaleur ont été battus au cours de ce mois, avec des températures maximales oscillant entre 30 et 33 °C en France. D’après Météo France, il faudrait remonter en 1985 pour rencontrer des températures aussi élevées à cette période de l’année.
Cécile Cassier pour univers-nature
Carte © Direction de l'eau et de la biodiversité
Fri, Oct 23 at 12:08PM
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LouZou posted
Premiers résultats inquiétants de l’expédition scientifique de Greenpeace dans l’Arctique
Le glacier Petermann risque de se détacher de façon imminente
Depuis plusieurs années, le glacier le plus septentrional du monde subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique et se fissure à une vitesse alarmante. D’énormes blocs de glaces flottants se détachent régulièrement du glacier et sont charriés au large dans le détroit de Nares. Ces dix dernières années, le glacier a perdu plus de 150 kilomètres carrés de sa...... [read more]
LouZou:
Des nuages acides au secours du climat ?
Les nuages acides saupoudrent les océans de fer et, ainsi, les fertilisent, ce qui augmente l’absorption du CO2 atmosphérique dans les océans. Les chercheurs de l’Université de Leeds ont découvert que ces nuages transforment le fer des poussières aériennes en nanoparticules de fer extrêmement solubles et donc biodisponibles.
Le fer est un élément limitant de la production organique dans les océans. Sans fer, le phytoplancton ne peut croître et se multiplier, et donc n’a pas besoin d’absorber de carbone pour produire sa matière organique et ses coquilles calcaires (qui sont composées de calcium et de carbone). Avec, en revanche, il se développe, fixe le carbone et alimente tout l’écosystème car le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire océanique. Les déchets produits par les organismes et leur cadavre, notamment leur squelette ou leur coquille, tombent sur le fond des océans et sédimentent. A l’échelle des temps géologiques et des océans, cette pluie continuelle représente de gigantesques quantités de carbone qui sont ainsi piégées.
Pollution atmosphérique et smog au-dessus de la baie de Hong-Kong © Havelkip CC-by sa
L’ensemencement des océans en fer est donc favorable à la lutte contre les émissions de CO2. Des expériences de géoingénierie ont été menées dans ce but pour augmenter artificiellement les quantités de fer et ainsi lutter contre le changement climatique.
Concrètement, le fer des particules atmosphériques, des poussières sahariennes par exemple, est transformé au sein de ces nuages. Des gouttelettes se forment autour de ces particules puis s’évaporent, créant un milieu très acide, favorable aux réactions chimiques. Ce phénomène a été observé aussi bien en laboratoire que dans des échantillons naturels.
Combattre le feu par le feu ?
« Les pollutions anthropiques rejettent des composés acides dans l’atmosphère et pourraient ainsi favoriser la formation de nanoparticules de fer » énonce le Docteur Zongbo Shi de l’Ecole de la Terre et de l’Environnement de l’Université de Leeds. Quel paradoxe, les pollutions des industries lourdes de pays comme la Chine pourraient, en créant les nuages acides, favoriser la lutte contre le changement climatique !
Cette découverte éclaire sous un nouveau jour les mécanismes d’apport en fer des océans. « Ce phénomène se déroule partout sur Terre, mais c’est dans les océans que les conséquences sont les plus intéressantes. Nous avons découvert une source inconnue de fer biodisponible, apporté par les précipitations » déclare le professeur Michael Krom, principal artisan de cette recherche. Cette découverte relancera-t-elle les projets d’injection de soufre pour lutter contre l’effet de serre ou bien servira-t-elle de justification à certaines pollutions ?
Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences
http://www.futura-sciences.com/
Thu, Oct 15 at 10:02AM
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Paris, le 9 octobre 2009 - L’Ademe (Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie) a publié hier soir en catimini une synthèse très édulcorée et largement tronquée du rapport qui lui a été remis en juin dernier par le bureau BioIS sur les bilans énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre (GES) des agrocarburants de première génération produits en France. Cette étude "exhaustive et contradictoire" avait été demandée par le Gren...... [read more]
LouZou:
Des biocarburants pas aussi "verts" que ça
Les biocarburants utilisés en France ne sont pas tous aussi "verts" que l'on veut bien le dire. Qu'il s'agisse des émissions de gaz à effet de serre qu'ils engendrent ou de l'énergie consommée dans leurs processus de fabrication, de grandes disparités apparaissent. Sans compter l'impact que peut avoir leur développement sur l'utilisation des terres.
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Edition abonnés Archive : Ecologistes et agriculteurs s'affrontent durement sur la déforestation de l'Amazonie
C'est ce que montre un rapport réalisé par le bureau d'étude Bio Intelligence Service (BioIS) pour le compte de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) que Le Monde s'est procuré. Ce rapport a servi de base à une étude sur les biocarburants de première génération consommés en France publiée par l'Ademe jeudi 8 octobre, tard dans la soirée, à la demande du ministère de l'Ecologie.
Le "haut du panier", l'éthanol de canne à sucre
L'éthanol de canne à sucre émet 90 % de moins de gaz à effet de serre que l'essence et les économies d'énergies dans son processus de production sont d'environ 80 %.
Le bilan "correct" des bioéthanols issus du maïs, du blé, de la betterave et des biodiesels de tournesol, colza, soja
Ces bioéthanols et ces biodesels assurent, selon le rapport, un gain en terme d'émissions de 60 % à 80% par rapport aux énergies fossiles et des économies d'énergies dans le processus de fabrication de 50 % à 80%.
Les mauvais comptes de la filière ETBE (ethyl-tertio-buthyle-ether) issue d'éthanol de betterave, de blé, de maïs
Après le biodiesel de colza, la filière ETBE (ethyl-tertio-buthyle-ether) qui est basée sur l'utilisation de l'éthanol de betterave, de blé, ou de maïs est la filière la plus développée en France.
Son bilan, tant en termes de gains énergétiques (à peine 20%) que de réductions d’émissions la qualifie tout juste aux exigences européennes : selon la directive sur les énergies renouvelables, un biocarburant, pour être comptabilisé dans le plan Climat, devra permettre une réduction de 35 % des gaz à effet de serre par rapport à l’énergie fossile qu’il remplace en 2010 et de 50 % en 2013.
L'impact sur l'utilisation des terres modifie les bilans
Le rapport insiste également sur les conséquences du développement des biocarburants sur l'utilisation des terres, que les cultures sur lesquelels ceux-ci reposent prennent la place de cultures alimentaires ou prospèrent à la place des forêts.
Le rapport montre que la prise en compte de changement d'affectation des sols peut transformer un bilan à peu près positif sur le plan environnemental et énergétique en un bilan catastrophique.
L'étude de BioIS montre par exemple que, dans l'hypothèse où la production de biocarburants se traduit par de la déforestation en zone tropicale, le biodiesel issu du colza a un bilan carbone deux fois plus mauvais que le combustible fossile qu'il remplace.
LE MONDE | 09.10.09
Mon, Oct 12 at 4:04AM
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Alors que l’année 2009 s’annonce être chaude en matière de discussions internationales sur le climat, les Amis de la Terre publient l’éloquent document « La voix des populations affectées par le changement climatique » (version française téléchargeable ici). Bien illustré et basé sur les témoignages de populations de 9 pays différents, il relate leurs expériences face aux impacts dévastateurs des changements climatiques. Saisissant !
Au Hon...... [read more]
Thu, Oct 8 at 10:48AM
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LouZou posted
Fessenheim : un dernier p’tit vert pour la route ?
Entre le « Grenelle de l’environnement », la taxe carbone, « Une vérité qui dérange » d’Al Gore, les pub télévisées d’EDF, du gouvernement, de Total, d’Artus Bertrand et de la SNCF pour les économies d’énergie, les petites fleurs ou le ferroutage, le Pacte écologique et « Le syndrome du Titanic » de Hulot, l’idéologie du « développement durable » est devenu le nouveau Graal des boîtes de com’ ! Résumée en slogans, l’écologie sert surtout à fai...... [read more]
Sun, Oct 4 at 3:25PM
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LouZou posted
Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante
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LouZou posted
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LouZou posted
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La Fièvre de l’or rouge saigne la forêt malgache
Une exploitation massive de bois précieux est en cours à Madagascar dans les parcs de Marojejy et du Masoala où elle est en principe interdite. Leurs forêts primaires viennent pourtant d’être inscrites récemment au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. L’association les Naturalistes de Mayotte, affiliée à FNE, procède a un travail de veille, dans la région Océan Indien, relatif à la protection des forêts tropicales. Elle relaie depuis les débuts du conflit l’évolution de la situation à Madagascar grâce à des informateurs sur place.
La crise politique que Madagascar traverse depuis quelques mois a permis à des trafiquants organisés de piller les deux plus fameuses réserves protégées de Madagascar riches en Ebène et palissandre (le bois rouge), deux essences en voie de disparition sur l’île. Depuis le début de l’année, plus de 1000 personnes ont parcouru le parc de Masoala pour rechercher les bois de rose et d’ébène, les abattre, les débiter en billes, les descendre à la rivière la plus proche et les acheminer par flottage jusqu’à l’embouchure. Là les billes sont chargées sur des boutres et débarquées de nuit sur les plages d’Antahala. Des camions les emmènent ensuite vers les dépôts des chefs trafiquants. Le bois est ensuite acheminé par conteneur en camion vers le port de Vohémar. Une fois, réglées les formalités douanières, il est embarqué à bord de navires à destination de la Chine pour plus de 90% de la production. S’agissant du bois provenant du parc de Marojejy, les trafiquants ne s’y déplacent pas eux-mêmes car trop difficile d’accès. Ils envoient des collecteurs qui eux-mêmes recrutent des villageois en grand nombre originaires des villages avoisinants. Le collecteur se déplace, évalue le poids, fait abattre l’arbre par ses hommes et paye tout le monde sur le champ.
Face à ces filières illégales le gouvernement, qui a tardivement réagit, a bloqué dans le port de Vohémar 176 containers de ce bois précieux et réclamé une amende de 72 millions d’ariary à 13 opérateurs (2). Robin Débois est le pseudonyme d’un fervent pourfendeur du trafic de bois dans les deux parcs. Il est l’auteur de l’article dédié dans Univers Maoré, revue publiée par les Naturalistes de Mayotte : « Si nous avons gagné la bataille de Vohémar et sauvé ce qui reste du parc du Marojejy, la guerre n’est pas finie pour autant. La coupe continue de plus belle dans le Masoala et les bolabolistes, fous furieux après le gouvernement actuel, disent qu’ils attendent le prochain pour reprendre leurs exportations. D’ici-là, ils ne payent pas leurs amendes et refont leurs stocks. ».
Les Naturalistes de Mayotte et FNE rappellent que les impacts indirects de ce genre de trafic massif de bois illégal et qui plus est protégé, porte gravement atteinte à la biodiversité de Madagascar et engendre de profond bouleversements dans les communautés, sans parler des impacts sur l’économie locale. D’après Michel Charpentier, président des NdM, « Il est temps que la communauté internationale régule ce genre d’infractions et que les pays émergeants prennent leur responsabilités. La pénalisation internationale des crimes contre l’environnement, pour utopiste qu’elle soit, pourrait favoriser une prise de conscience collective. Ainsi, l’une des trois valeurs fondamentales de la république malgache, le Tanindrazana (la terre des ancêtres), pourrait avantageusement être remplacé par un Taninjanaka, la terre de nos Enfants. »
(1) Termes malgache désignant une bille de bois précieux avant équarissage (2) Voir dossier Bois illégal à Madagascar en ligne sur le site de FNE et la revue des Naturalistes de Mayotte, Univers Maoré n°13.
Source / auteur : http://www.fne.asso.fr
LouZou:
Refonte du régime forestier québécois. Greenpeace propose un changement de paradigme
Greenpeace présente aujourd’hui son mémoire sur le projet de loi 57 à la Commission parlementaire sur l’économie et le travail, document qui se veut une liste de solutions face à la crise écologique et économique qui sévit en forêt québécoise. L’organisation propose des amendements au projet de loi 57 pour rectifier les reculs environnementaux proposés par le Ministère des Ressources naturelles.
Axée sur la protection des forêts intactes et un aménagement forestier respectueux des écosystèmes, la position de Greenpeace vient appuyer la prise en charge de la planification forestière par l’État. L’organisation rappelle au gouvernement qu’il est impératif de reléguer l’industrie à sa fonction principale, soit la transformation du bois.
Témoignant aujourd’hui devant la Commission parlementaire sur l’économie et le travail, Greenpeace fait valoir que de modifier la loi 57 en insérant un chapitre sur les aires protégées qui engage le gouvernement dans une stratégie de sauvegarde des forêts intactes permettrait de changer de paradigme en forêt. En provoquant l’inclusion des efforts de conservation dans la planification forestière, ce nouveau chapitre briserait la cloison entre le MRNF, responsable de l’exploitation des forêts, et le MDDEP, responsable de leur protection.
Le principal défi environnemental auquel doit répondre la ministre Normandeau est la protection de nos dernières forêts intactes. Ignorer cet enjeu, mènera à un échec de la réforme en cours.
Alors que le Conseil de l’industrie forestière réclame plus de pouvoir et critique la prise en charge de la planification forestière par l’État, Greenpeace soutient que l’État est mieux outillé que l’industrie pour tenir compte de l’ensemble des utilisateurs de la forêt et des enjeux sociaux et environnementaux liés à la gestion forestière. L’organisation mise sur l’aménagement écosystémique et les principes de respect des écosystèmes et des communautés prônés par la certification du Forest Stewardship Council (FSC) comme voie à suivre pour que le Québec se sorte du bourbier économique et écologique dans lequel il s’est plongé.
Greenpeace appelle les membres de la Commission à modifier la loi pour qu’elle réponde aux défis environnementaux de l’heure. Elle conclue que la confiance des Québécois envers le régime forestier sera regagnée que lorsque la conservation de la biodiversité et la diminution de l’empreinte écologique des coupes forestière feront partie intégrante de la gestion forestière québécoise.
Le mémoire de Greenpeace est disponible sur le site suivant : http://www.greenpeace.ca/loi-foret.
Wed, Sep 23 at 1:27PM
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L’Inde est un pays en pointe au niveau mondial dans l’utilisation des plantes génétiquement modifiées. Les détracteurs de l’utilisation des OGM dans l’agriculture mettent parfois en avant une recrudescence de suicides d’agriculteurs en Inde imputable, selon eux, au déploiement du coton OGM dans ce pays. Certains parlent même de « génocide OGM » et évoquent « des milliers de paysans indiens [qui] se suicident après avoir utilisé des OGM » [1]. ...... [read more]
Wed, Sep 16 at 2:53AM
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Flore posted
L’odyssée celtique lance la Quête du Graal du XXIe siècle : agir pour l’avenir de la planète
En forêt de Brocéliande et sur le web
Parce que l’enjeu de notre époque relève du défi, à la fois individuel et commun, L’Odyssée Celtique lance la Quête du Graal du XXIe siècle : agir pour l’avenir de la planète. Pour y parvenir, pourquoi ne pas se réapproprier les valeurs universelles qui régissaient le code du Roi Arthur et de ses chevaliers ? Et utiliser la puissance d’Internet et des nouvelles technologies pour diffuser efficacement l’in...... [read more]
LouZou:
Dans Comptes rendus, Usages, développement durable, design, liftfrance09,
(magazine en ligne sous licence Creative Commons)
“Changer la planète, la voie du désir”, ainsi était nommée à Lift 2009 la session consacrée au “green design”, un titre qui résume bien les difficultés et les ambiguïtés propres à ce sujet.
* Comment rendre les transformations nécessaires à la sauvegarde de notre environnement souhaitables, désirables ?
* Comment combiner écologie et innovations ?
* Et finalement, comme l’a souligné l’un des intervenants, Dennis Pamlin, est-ce bien la planète qu’il faut changer, ou nous-mêmes ?
Mesurer les conséquences des innovations
Dennis Pamlin, conseiller en politique globale auprès du WWF, nous a rappelé quelques éléments de base sur l’état de la planète. Ainsi, nous avons atteint cette année le chiffre alarmant de plus d’un milliard d’humains vivant en état de famine. Ce qui évidemment rend un peu futile bon nombre des “innovations” existantes. De même, il nous a rappelé que 40% de la population était de nationalité indienne ou chinoise (pour illustration, un seul participant à la conférence était originaire d’une de ces deux régions). Une perspective historique permet d’ailleurs de réévaluer la place de ces deux puissantes nations : ainsi, il est absurde de dire que la Chine et l’Inde sont des puissances “émergentes”. Au cours des deux derniers millénaires, ce sont elles qui sont a ! pparues comme les deux plus grandes économies mondiales. L’Occident ne s’est révélé qu’au cours des 300 dernières années. Il serait donc plus juste de parler de puissances ré-émergentes et plus sage de les considérer comme les principales cibles et moteurs de l’innovation future. Enfin, dernier chiffre, bien connu : nous sommes 10% à utiliser 60% des ressources disponibles. Et la plupart des innovations concerne cette toute petite élite.
Conservant cela à l’esprit, quels doivent être les défis que doit relever une innovation aujourd’hui ? Pamlin en repère trois :
* le défi des 9 milliards : Chaque fois qu’on élabore un nouveau système, une innovation d’un type quelconque, il ne faut pas oublier de se demander si elle pourra être accessible aux 9 milliards d’êtres humains qui peupleront la Terre en 2050. Si ce n’est pas le cas, nous créons dès aujourd’hui un problème d’équité.
* Lorsqu’une entreprise crée quelque chose, donne-t-elle plus qu’elle ne prend ? Il n’est pas forcément grave d’utiliser beaucoup de ressources, si le produit proposé s’avère à long terme économique et positif. Ainsi, une entreprise de fabrication d’éoliennes, par exemple, peut consommer beaucoup car ses productions aideront ensuite au maintien de l’équilibre climatique.
-
Quelles sont les conséquences d’une innovation ? Ne concernera-t-elle que les riches ? Aura-t-elle une action positive à long terme ou à court terme ? Là aussi, une invention ayant une action à court terme sur une population pauvre peut s’avérer tout à fait positive. Un exemple en est la machine à laver open source présentée à Lift. Une bonne partie des femmes du monde passe son temps à laver, et un tel système peut présenter une amélioration significative de leurs conditions de vie.
Quel est le but de l’innovation ?
Le designer John Thackara, tout comme Dennis Pamlin, a insisté sur la nécessité d’établir des filtres pour déterminer si une innovation possède ou non une valeur positive.
Il a remis en cause la valeur de certains mots en vogue, qui selon lui nous maintiennent dans une illusion confortable sur l’état de la planète. Au premier plan, le mot “futur”, qui tend à nous faire oublier l’action présente. Ensuite, la notion “d’innovation”, qui ne doit pas être considérée systématiquement et sans condition comme positive. Quel est le but d’une innovation ? A quelle question répond-elle ? A quoi répond, par exemple, l’internet des objets ? S’il ne constitue pas une solution à une problématique clairement posée, il est inutile d’y investir le moindre euro. Pour Thackara, une innovation est bonne si elle maintient la valeur et l’intégrité de la biosphère, sinon elle est inutile ou dangereuse.
Nous entrons, a-t-il expliqué, dans une phase ou sera moins valorisé ce que nous créons que ce que nous maintenons ou restaurons. “Nous ne serons pas jugés, au final, par ce que nous avons créé, mais par ce que nous avons refusé de détruire”.
La notion de numérique a ensuite été l’objet de ses critiques. Pour lui, il s’agit d’une couche supplémentaire qui s’ajoute à l’infrastructure de l’industrie globale et amplifie ses effets, y compris les plus négatifs. Mais il y a plus profond : le “numérique” n’est pas analogique, sa logique est différente de celle de la nature et cela contribue à nous éloigner encore plus du monde, de nos corps, et du réel.
John Thackara a ensuite présenté certains exemples de projets qui pourraient nous aider à surmonter la crise écologique. Premier exemple, les “Transitions Towns”, ces cités dans lesquelles des groupes de citoyens reprennent en main, au niveau local, des activités telles la création et la distribution de nourriture, le traitement des déchets, etc.
Le processus fondamental de tels projets consiste à se demander quelles sont les ressources déjà en notre possession, par exemple dans le domaine de la nourriture, et comment il est possible de les reconnecter pour obtenir un système viable au niveau local. Il a montré ainsi une carte des “marchés de fermiers” dans le sud de la France et expliqué qu’une telle cartographie permettait justement de comprendre les meilleurs moyens d’organiser la création et la distribution de nourriture, sans revenir à une idéologie primitive, mais en utilisant au contraire la science, la technologie pour faciliter ce nouveau type d’organisation.
Le grand défi de tels projets, a expliqué Thackara, n’est pas d’ordre technologique et ce n’est pas non plus une question de modèles économiques, c’est d’arriver à gérer la complexité sociale qui consiste à mettre en relation une multitude d’acteurs (propriétaires terriens, agriculteurs, commerçants, etc.) de manière optimale.
Après avoir traité le sujet de la nourriture, Thackara s’attaque au problème de la santé. ll rejette là aussi les solutions purement technologiques, qualifiant par exemple le projet d’abolir le vieillissement d’idée “malade”, et s’intéresse plutôt à des méthodes d’ordre social pour faciliter la relation patient-médecin, comme Myca, une plateforme médicale de type Facebook mettant en rapport ces deux populations et facilitant ainsi la relation avec les professionnels de santé (il nous semble toutefois que Myca répond bien plus aux problématiques du système de santé américain qu’à la situation française, très différente comme chacun sait).
Troisième besoin fondamental, après la santé, le logement. Thackara a brièvement présenté Monumento, projet brésilien consistant à rénover des immeubles de bureau abandonnés à Sao Paulo pour les redonner à des communautés d’habitants issus des favelas.
Comment des concepteurs d’outils peuvent-ils s’intégrer dans ce genre de projet ? Essentiellement en créant des systèmes qui permettront de voir les choses plus clairement, en rendant visibles les ressources nécessaires et bien sûr en mettant en place des plateformes permettant de partager ces ressources. Mais la réalisation de tels outils ne peut se faire dans l’abstrait, elle doit s’effectuer à partir des situations réelles, en liaison avec les communautés sur le terrain.Dans Comptes rendus, Usages, développement durable, design, liftfrance09, par Rémi Sussan, le 30/06/09,4
(magazine en ligne sous licence Creative Commons)
“Changer la planète, la voie du désir”, ainsi était nommée à Lift 2009 la session consacrée au “green design”, un titre qui résume bien les difficultés et les ambiguïtés propres à ce sujet.
* Comment rendre les transformations nécessaires à la sauvegarde de notre environnement souhaitables, désirables ?
* Comment combiner écologie et innovations ?
* Et finalement, comme l’a souligné l’un des intervenants, Dennis Pamlin, est-ce bien la planète qu’il faut changer, ou nous-mêmes ?
Mesurer les conséquences des innovations
Dennis Pamlin, conseiller en politique globale auprès du WWF, nous a rappelé quelques éléments de base sur l’état de la planète. Ainsi, nous avons atteint cette année le chiffre alarmant de plus d’un milliard d’humains vivant en état de famine. Ce qui évidemment rend un peu futile bon nombre des “innovations” existantes. De même, il nous a rappelé que 40% de la population était de nationalité indienne ou chinoise (pour illustration, un seul participant à la conférence était originaire d’une de ces deux régions). Une perspective historique permet d’ailleurs de réévaluer la place de ces deux puissantes nations : ainsi, il est absurde de dire que la Chine et l’Inde sont des puissances “émergentes”. Au cours des deux derniers millénaires, ce sont elles qui sont a ! pparues comme les deux plus grandes économies mondiales. L’Occident ne s’est révélé qu’au cours des 300 dernières années. Il serait donc plus juste de parler de puissances ré-émergentes et plus sage de les considérer comme les principales cibles et moteurs de l’innovation future. Enfin, dernier chiffre, bien connu : nous sommes 10% à utiliser 60% des ressources disponibles. Et la plupart des innovations concerne cette toute petite élite.
Conservant cela à l’esprit, quels doivent être les défis que doit relever une innovation aujourd’hui ? Pamlin en repère trois :
* le défi des 9 milliards : Chaque fois qu’on élabore un nouveau système, une innovation d’un type quelconque, il ne faut pas oublier de se demander si elle pourra être accessible aux 9 milliards d’êtres humains qui peupleront la Terre en 2050. Si ce n’est pas le cas, nous créons dès aujourd’hui un problème d’équité.
* Lorsqu’une entreprise crée quelque chose, donne-t-elle plus qu’elle ne prend ? Il n’est pas forcément grave d’utiliser beaucoup de ressources, si le produit proposé s’avère à long terme économique et positif. Ainsi, une entreprise de fabrication d’éoliennes, par exemple, peut consommer beaucoup car ses productions aideront ensuite au maintien de l’équilibre climatique.
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Quelles sont les conséquences d’une innovation ? Ne concernera-t-elle que les riches ? Aura-t-elle une action positive à long terme ou à court terme ? Là aussi, une invention ayant une action à court terme sur une population pauvre peut s’avérer tout à fait positive. Un exemple en est la machine à laver open source présentée à Lift. Une bonne partie des femmes du monde passe son temps à laver, et un tel système peut présenter une amélioration significative de leurs conditions de vie.
Quel est le but de l’innovation ?
Le designer John Thackara, tout comme Dennis Pamlin, a insisté sur la nécessité d’établir des filtres pour déterminer si une innovation possède ou non une valeur positive.
Il a remis en cause la valeur de certains mots en vogue, qui selon lui nous maintiennent dans une illusion confortable sur l’état de la planète. Au premier plan, le mot “futur”, qui tend à nous faire oublier l’action présente. Ensuite, la notion “d’innovation”, qui ne doit pas être considérée systématiquement et sans condition comme positive. Quel est le but d’une innovation ? A quelle question répond-elle ? A quoi répond, par exemple, l’internet des objets ? S’il ne constitue pas une solution à une problématique clairement posée, il est inutile d’y investir le moindre euro. Pour Thackara, une innovation est bonne si elle maintient la valeur et l’intégrité de la biosphère, sinon elle est inutile ou dangereuse.
Nous entrons, a-t-il expliqué, dans une phase ou sera moins valorisé ce que nous créons que ce que nous maintenons ou restaurons. “Nous ne serons pas jugés, au final, par ce que nous avons créé, mais par ce que nous avons refusé de détruire”.
La notion de numérique a ensuite été l’objet de ses critiques. Pour lui, il s’agit d’une couche supplémentaire qui s’ajoute à l’infrastructure de l’industrie globale et amplifie ses effets, y compris les plus négatifs. Mais il y a plus profond : le “numérique” n’est pas analogique, sa logique est différente de celle de la nature et cela contribue à nous éloigner encore plus du monde, de nos corps, et du réel.
John Thackara a ensuite présenté certains exemples de projets qui pourraient nous aider à surmonter la crise écologique. Premier exemple, les “Transitions Towns”, ces cités dans lesquelles des groupes de citoyens reprennent en main, au niveau local, des activités telles la création et la distribution de nourriture, le traitement des déchets, etc.
Le processus fondamental de tels projets consiste à se demander quelles sont les ressources déjà en notre possession, par exemple dans le domaine de la nourriture, et comment il est possible de les reconnecter pour obtenir un système viable au niveau local. Il a montré ainsi une carte des “marchés de fermiers” dans le sud de la France et expliqué qu’une telle cartographie permettait justement de comprendre les meilleurs moyens d’organiser la création et la distribution de nourriture, sans revenir à une idéologie primitive, mais en utilisant au contraire la science, la technologie pour faciliter ce nouveau type d’organisation.
Le grand défi de tels projets, a expliqué Thackara, n’est pas d’ordre technologique et ce n’est pas non plus une question de modèles économiques, c’est d’arriver à gérer la complexité sociale qui consiste à mettre en relation une multitude d’acteurs (propriétaires terriens, agriculteurs, commerçants, etc.) de manière optimale.
Après avoir traité le sujet de la nourriture, Thackara s’attaque au problème de la santé. ll rejette là aussi les solutions purement technologiques, qualifiant par exemple le projet d’abolir le vieillissement d’idée “malade”, et s’intéresse plutôt à des méthodes d’ordre social pour faciliter la relation patient-médecin, comme Myca, une plateforme médicale de type Facebook mettant en rapport ces deux populations et facilitant ainsi la relation avec les professionnels de santé (il nous semble toutefois que Myca répond bien plus aux problématiques du système de santé américain qu’à la situation française, très différente comme chacun sait).
Troisième besoin fondamental, après la santé, le logement. Thackara a brièvement présenté Monumento, projet brésilien consistant à rénover des immeubles de bureau abandonnés à Sao Paulo pour les redonner à des communautés d’habitants issus des favelas.
Comment des concepteurs d’outils peuvent-ils s’intégrer dans ce genre de projet ? Essentiellement en créant des systèmes qui permettront de voir les choses plus clairement, en rendant visibles les ressources nécessaires et bien sûr en mettant en place des plateformes permettant de partager ces ressources. Mais la réalisation de tels outils ne peut se faire dans l’abstrait, elle doit s’effectuer à partir des situations réelles, en liaison avec les communautés sur le terrain.
par Rémi Sussan,
Reprise d’un article publié par Internet actu
http://www.a-brest.net/article5273.html
LouZou:
Gunter Pauli : “Il ne faut pas polluer moins, il faut arrêter de polluer”
“Aujourd’hui, on donne des prix environnementaux aux hommes d’affaires qui annoncent qu’ils vont polluer un peu moins. Mais il ne faut pas polluer un peu moins : il faut arrêter de polluer.” C’est sur cette base, qui pourrait paraître totalement provocatrice, que Gunter Pauli a planté le décor de son impressionnante intervention (voir la vidéo).
Gunter Pauli est un industriel belge qui, dans les années 90, a lancé une société fabricant des produits biologiques pour la lessive et la vaisselle, Ecover. Il a conçu son usine pour qu’elle soit complètement biodégradable : tous les matériaux pouvant être démontés et réutilisés. Il innova même par exemple en payant ses employés jusqu’à 50 centimes d’euros par kilomètres parcourus pour qu’ils viennent en vélo à l’usine, jusqu’à ce que la justice belge le condamne pour cette initiative qui sortait des cadres du droit du travail… Il a dirigé Ecover jusqu’à ce qu’il découvre que les pro ! duits qu’il utilisait (l’huile de palme notamment) étaient responsables de la déforestation et de la disparition des Orang-Outan en Indonésie. Il vendit alors son entreprise pour se consacrer à la recherche de solutions alternatives à nos modes de développement. Pour être un vrai pionnier de l’écologie, il lui fallait trouver des matières premières qui régénèrent la forêt tropicale, pas l’inverse.
Pour l’exposition universelle de Hanovre en 2000, il contribua à réaliser un pavillon (le Guadua Pavilion de Manizales) construit uniquement en bambou, afin de montrer que le bambou - le matériel de la pauvreté, celui avec lequel plus d’un milliard de personnes dans le monde construisent leur maison -, pouvait être un matériel durable et de qualité. Un véritable acier végétal. Cette réalisation a changé le regard que les pauvres portaient sur ce matériau.
“Il faut changer fondamentalement nos façons de penser. Nous devons créer des chemins pour que nos enfants imaginent un futur différent afin qu’ils ne répètent pas nos erreurs”, explique Gunter Pauli.
C’est par des réalisations comme celle-ci que Gunter Pauli a mis au point sa théorie et méthodologie de la “pollution zéro” qui a donné le nom de son Institut de recherche (Zero emission research institute). Pour Pauli, faisant référence à la dynamique de la croissance mise au point par Adam Smith, on a trop exploité les facteurs de la division du travail et de l’accumulation du capital au détriment des matières premières, gaspillées sous forme de déchets. “Le développement durable c’est la capacité de répondre aux besoins de tous avec ce dont nous disposons. Chaque système naturel, dont il s’inspire totalement, fonctionne avec ce qui est disponible. Or depuis des années, notre économie, comme notre système financier, a fonctionné avec ce qui n’existe pas.” Un système qui n’a cessé de produire du chômage, de la pollution, des déchets et de la pauvreté… dénonce l’entrepreneur écologiste. Aujourd’hui, l’économie américaine gaspille chaque année 1 000 000 000 000 de dollars pour gérer ses déchets ! “C’est une folie !”, clame Gunter Pauli. “On ne met pas l’argent au bon endroit !”
S’inspirer des systèmes naturels
Il faut en revenir à la satisfaction des besoins fondamentaux (l’eau, la nourriture, le logement, la santé, l’énergie, l’emploi, l’éthique) et stimuler l’entrepreneuriat dans ce sens. La science hélas n’est pas liée à la satisfaction de ces besoins fondamentaux. “Les systèmes naturels sont mon inspiration”. Nous nous devons de ne générer aucune pollution, aucun déchet, aucun chômage… explique-t-il le plus calmement du monde.
De quoi avons-nous besoin pour arriver à une société durable ? D’abord, y croire. Avoir une pensée positive. Se dire que c’est possible. Il faut s’engager dans un apprentissage créatif pour comprendre comment fonctionnent les systèmes naturels et nous en servir pour que les transformations s’accomplissent. On a besoin d’une innovation massive et de nouveaux modèles commerciaux pour y parvenir. Mais dans les écoles de commerce, le modèle économique qu’on apprend consiste à investir plus et économiser un peu. “Ce n’est pas le modèle des systèmes naturels !” L’évolution nous apprend le contraire : il faut investir moins pour générer plus de création et de capital social pour que chacun contribue à l’écosystème. Nous ne pouvons pas accepter les dommages collatéraux que nous faisons peser sur la nature et sur l’humanité.
Pour dépasser les généralités, Gunter Pauli se décide à vouloir être concret et à montrer, par quelques exemples forts, comment, sur son exemple, on peut transformer les choses.
Le système naturel cherche toujours à faire plus avec le moins d’énergie possible. Comment les systèmes naturels génèrent-ils de l’électricité tous les jours ? Ce n’est pas grâce au soleil comme on le croit souvent. Mais par la gravité et la biochimie. Les systèmes naturels n’utilisent ni piles, ni métaux : comment peut-on résoudre le problème de la connectivité, si ce n’est en regardant comment la vie elle-même génère de l’électricité ? Et de montrer un prototype de film électrocardiogramme (thin film electrocardiogram), un électrocardiogramme qui marche sans batterie, comme un patch, qui permet, en utilisant la connectivité naturelle du corps, de fonctionner pendant 24 heures, sans piles, sans fil. “Oubliez ! les technologies qui ont besoin de trop d’énergie pour fonctionner comme le Bluetooth !” Faisons tout sans piles. Les prothèses auditives, les téléphones mobiles peuvent fonctionner par la conductivité naturelle que nos corps produisent. Comment le dispositif nanométrique inventé par le professeur Jorge Reynolds qui permet de récupérer l’électricité produite par notre corps et qui nous permet d’envisager bientôt des Pacemakers ne nécessitant ni chirurgie, ni anesthésie, ni piles pour fonctionner… Le Fraunhofer Institut est en train de produire le premier téléphone mobile qui fonctionne ! en convertissant la pression générée par la voix en électricité ! On peut créer de l’électricité avec le corps (60 volts/heure) ou par la pression de la voix et cela permet d’envisager de faire fonctionner un téléphone mobile pendant plus de 200 heures ! Plus vous parlez, plus votre téléphone est chargé !
Mais on peut aller plus loin encore !, rapporte Gunter Pauli. Peut-on faire du métal sans fonderie ni exploitations minières, c’est-à-dire sans la chaine industrielle que nous avons conçu jusqu’à présent et qui n’est absolument pas durable. Pourrait-on exploiter du métal juste en récupérant le métal existant ? A quoi servirait une place de marché de compensation des émissions de carbone comme l’imagine le protocole de Kyoto, si on peut réduire de 99 % nos émissions de carbone ?
Autre exemple. Comment les systèmes naturels produisent-ils des polymères ?, nous demande l’entrepreneur… Ils sont fabriqués à partir des acides animés d’insectes par exemple depuis des millions d’années, nous explique-t-il. Si nous étions capables de fabriquer des polymères comme le font les insectes plutôt que d’utiliser la pétrochimie, nous arriverions à révolutionner profondément la production. Gunter Pauli défend ardemment le biomimétisme, c’est-à-dire des technologies inspirées par le vivant. Aujourd’hui, on est capable d’utiliser la soie pour faire des réparations nerveuses ou osseuses. L’araignée est capable de produire 9 types de soies différentes, avec des qualités de résistance différentes selon l’eau qu’elle y incorpore. Le zoologue Fritz Vollrath et ses équipes d’Oxford Biomaterial ont produit la première usine produisant du fil comme l’araignée en utilisant des acides aminés et la pression.
“On utilise 100 000 tonnes d’acier pour fabriquer des rasoirs jetables”, s’enflamme Gunter Pauli, “alors que la capacité de la soie pourrait nous permettre de nous raser sans jamais pénétrer la peau. On pourrait remplacer l’acier et le titane de nos lames de rasoir par de la soie, ne nécessitant ni pétrole, ni énergie, ni déchets. Un hectare de murier permet de produire 2 tonnes de soie. La Chine ancienne a travaillé à régénérer des sols arides en y plantant des mûriers dont la soie a été le sous-produit. Pour fabriquer des rasoirs avec de la soie, il faudrait planter des mûriers sur 250 000 hectares de sols arides qu’on pourrait reconquérir par ce moyen et qui permettraient de générer plus de 12 500 emplois”, explique-t-il ch ! iffres à l’appui. Au final, “l’observation et l’imitation des systèmes naturels pourraient nous permettre de générer des polymères naturels, conquérir des terres arides et créer des emplois !”
Autre exemple encore. Remplacer la chimie par la physique… Les systèmes naturels ne jouent pas avec les molécules non biodégradables. Or, si on se débarrasse de toutes les bactéries avec de la chimie, nous risquons surtout de finir par nous débarrasser de toute l’humanité ! Comment les systèmes naturels contrôlent-ils les bactéries, sans utiliser le chlore et les produits chimiques ?… On pourrait imaginer utiliser le vortex, ce tourbillon vertical qu’on observe lorsqu’on vide une baignoire par exemple. Realice, développé par H2O Vortex, un système qui créé de la glace en enlevant l’air (l’eau glace plus facilement sans air), utilise ainsi la pression que génère un vortex. Sans air, pas de bactérie, pas de corrosion…
Très rapidement (trop), Gunter Pauli a évoqué la climatisation naturelle du zèbre ou des termitières (en citant une école en Suède où l’air circule sur le modèle des termitières pour faire de la régulation thermique naturelle), qui savent refroidir ou réchauffer en dépensant le moins d’énergie possible, en nous incitant à nous en inspirer.
Autre exemple encore : nous avons pris l’habitude d’incinérer les déchets organiques, alors que dans les systèmes naturels, ils deviennent des aliments. Dans le café par exemple, on trouve seulement 0,2 % des graines de café dans un petit noir qu’on prend sur un zinc de bistro. 25 millions de fermes produisent du café dans 70 pays dans le monde. L’initiative Chido’s Blend au Zimbabwe consiste justement à utiliser les déchets du café pour créer de la nourriture pour animaux ou de l’électricité, plutôt que de les détruire.
Autre exemple encore évoqué trop rapidement, celui de “Las gaviotas en el Vichada”. Ici, le projet était de reconquérir des territoires qui ont subi la déforestation en régénérant une forêt primaire. Ce programme lancé depuis 25 ans est le plus important programme de reboisement dans le monde. Il a permis de montrer qu’on pouvait régénérer la biodiversité. Sur cet espace, nous sommes passés de 11 à 250 espèces. La forêt génère une production naturelle d’eau offerte gratuitement à la population locale et pour partie embouteillée pour être revendue ailleurs et gé ! nérer des revenus pour cette communauté… Ce territoire a été acheté pour quelques dollars et génère aujourd’hui des revenus pour toute une population, souligne Gunter Pauli pour montrer combien le modèle économique est sensé.
Impressionnante intervention en tout cas, qui nous fera nous précipiter, pour ceux qui ne l’ont pas déjà lu, sur les livres de Gunter Pauli comme Croissance sans limites pour aller plus en détail et plus en profondeur dans sa stimulante vision.
Reprise d’un article publié par Internet actu
Par Hubert Guillaud
(magazine en ligne sous licence Creative Commons)
LouZou:
"Utopimages" tourne des films pour promouvoir la décroissance
UTOPIMAGES est une association basée à Lunas (34) qui réalise des films pour la Décroissance,
« parce que ...
sur une planète finie, croissance infinie et "développement durable "sont impossibles, et, parce que la faiblesse de son audience est inversement proportionnelle à l’enjeu qu’elle représente.
20 % de la population mondiale consomme 86 % des ressources naturelles dont la moitié a déjà disparue en un siècle... (et il faudra quelques décennies seulement, pour épuiser le reste).
Non content de piller le bien commun, notre modèle économique fondé sur le développement exponentiel, détruit inexorablement la nature, aggrave les inégalités, compromet gravement l’avenir des générations futures et des autres espèces.
Pour sauver la planète bleue, notre unique et merveilleux vaisseau, pour retrouver notre humanité, il est urgent d’en finir avec le capitalisme et toutes les formes de productivisme. »...
Contacts :
Utopimages
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Wed, Sep 9 at 1:30AM
(9 comments)
Un numéro à découvrir d’urgence !
68 pages d’écologie et de solidarité.
Notre revue vient de publier son numéro 2, consacré en large part à l’agriculture et à la crise alimentaire mondiale. Vous y découvrirez qu’on peut nourrir la planète sans pour autant ruiner ses équilibres essentiels. Savez-vous par exemple ce qu’est la terra preta ? Vous y rencontrerez Dédé Pochon, paysan des Côtes d’Armor, qui sait comment produire de la nourriture...... [read more]
LouZou:
350.org mobilise la planète
Créée en 2007 pendant la campagne présidentielle américaine, 350.org entend mobiliser le plus largement possible afin de peser sur les négociations de Copenhague.
350.org c’est, en vrac, des moines bouddhistes qui forment le nombre 350 pour les besoins d’une photo, des églises qui font sonner leurs cloches 350 fois, des Américains qui font cuire des biscuits à 350 degrés Fahrenheit (177°C) ou encore des étudiants qui étendent 350 paires de chaussettes et sous-vêtements dans leur fac…
De quoi s’agit-il exactement ? 350 est en réalité l’abréviation de 350 ppm ou "parties par million", qui correspond en langage scientifique à la quantité de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, le seuil limite toléré par la planète selon l’organisation 350.org. En 2009, l’atmosphère terrestre contenait ainsi 387ppm, contre 275ppm avant la Révolution industrielle.
C’est James Hansen, climatologue américain de la NASA et l’un des premiers à avoir formulé la thèse de l’origine humaine du réchauffement climatique, qui a popularisé ce nombre. Si 275 correspond à une concentration « utile » de Co2 pour pouvoir habiter une planète pas trop froide, ce n’est pas le cas des 387 actuels, selon lui. Et encore moins des 450 défendus par l’UE et les experts du Giec. 350 ppm serait le seul moyen de « maintenir une planète semblable à celle où des civilisations se développent », estime-t-il. Une thèse à laquelle l’ancien vice-président américain et Prix Nobel de la Paix Al Gore a adhéré, de même que Bill Mc Kibben.
Gros buzz en perspective
Cofondateur de 350.org, Bill Mc Kibben se définit sur son site comme un « skieur de fond irréductible ». Il est aussi l’auteur de The End of Nature, l’un des premiers livres grand public parus aux États-Unis sur le thème du réchauffement climatique. Entouré par une petite équipe de chercheurs et de militants environnementalistes issus des quatre coins de la planète, il lance en 2007 la campagne "Step it up". Il s’agit à l’époque de convaincre le candidat Obama d’adopter un objectif de réduction de 80% des émissions de GES d’ici 2050. Transformé en 350.org, le mouvement vise maintenant à créer le plus gros buzz possible autour du nombre "350" afin de promouvoir le seuil de 350 ppm, quelques semaines avant les négos de Copenhague. « Le seul fait de faire connaître le chiffre « 350 » à travers le monde exercera une certaine pression réelle sur des négociateurs. On doit comprendre que le succès ou l’échec de ces négociations à propos du climat seront déterminés selon ces 350ppm », lit-on sur le site internet 350.org. La campagne se traduira par une série de manifestations, pendant une journée, sur l’ensemble de la planète. Seules conditions : choisir une action, s’enregistrer sur le site de l’organisation et envoyer une photo ou une vidéo de l’action une fois réalisée. Coup d’envoi prévu le 24 octobre.
Hélène Duvigneau pour Terra eco
http://www.planete-terra.fr/spip.php?page=article&id_article=1512
Thu, Sep 3 at 1:53AM
(1 comment)
LouZou posted
En route vers la société à 2000 watts
J’aime bien les suisses, leur créativité pour assumer leur responsabilité climatique semble une culture nationale. Cette fois, pas d’exploit sportif (catamaran ou voiture solaire) mais un concept, la société à 2000 Watts née à l’École Polytechnique Fédérale de Zurich en 1998. Ce concept propose aux personnes qui vivent dans les pays « riches » d’utiliser 2000 Watts par an - toute énergie confondue, y compris les énergies grises - en gardant le...... [read more]
LouZou:
Les eurodéputés veulent des bâtiments zéro énergie dès 2019
Alors que la directive de 2002 sur la performance énergétique des bâtiments est en cours de révision, la proposition de révision de la Commission n’incluait pas d’échéance pour contraindre les Etats membres à ce que les nouveaux bâtiments soient «zéro énergie».
Depuis jeudi 23 avril, c’est chose résolue. Les parlementaires européens ont adopté à une large majorité un rapport de codécision, réalisé par l’eurodéputée Silviana-Adriana ?ic?u (PSE, Roumanie), qui fixe cette échéance au 31 décembre 2018.
Concernant les bâtiments neufs, la Commission devra décrire précisément ce qu’elle entend par bâtiment «zéro énergie», souhaitent les députés européens. Et les Etats membres devraient se fixer des objectifs nationaux intermédiaires minimaux de bâtiments «zéro énergie» en 2015 et 2020. D’ici le 30 juin 2011, ils devraient adopter des plans nationaux instaurant des instruments financiers pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments.
De son côté, la Commission pourrait proposer, d’ici le 30 juin 2010, des instruments financiers communautaires: hausse de la part des montant du Fonds européen de développement régional disponibles; établissement d’un Fonds européen de l’efficacité énergétique d’ici 2014; baisse de la TVA pour les biens et services relatifs à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables. La Commission avait pourtant, en mars dernier, estimé impensable une telle disposition, après l’accord européen sur une baisse de la TVA pour certains services, dont la restauration (1).
Les députés ont jugé que les travaux de rénovation couvrant plus de 25% de la surface d'un bâtiment existant ou impliquant un coût total supérieur à 20% de sa valeur –dits travaux de rénovation en profondeur– devraient au moins permettre de le remettre aux normes minimales de performance énergétique. La Commission devra mettre en œuvre une méthodologie commune de calcul de cette performance d’ici le 31 mars 2010.
Les résidences de vacances utilisées moins de 4 mois par an devront aussi se voir fixer des normes minimales de performance énergétique. La Commission propose d’exempter ces bâtiments des obligations imposées par la directive. Ne seraient pas concernés toutefois les petites maisons de moins de 50 mètres carrés, les lieux de culte, les locaux temporaires utilisés moins de 18 mois, les ateliers et les bâtiments agricoles consommant peu d'énergie et les bâtiments historiques protégés.
Enfin, bâtiments nouveaux et ceux qui subissent une rénovation en profondeur devraient être munis de «compteurs intelligents».
par Victor Roux-Goeken
LouZou:
Le solaire à concentration revient en force
Oubliée pendant près de quinze ans, la technologie du solaire à concentration reprend du service depuis quelques temps à coup de grands projets et de gros investissements. Le point sur une technologie qui pourrait bien devenir le troisième acteur sur le secteur du renouvelable.
A condition qu’industriels et États se laissent tenter, le solaire à concentration (CSP pour "Concentrating Solar Power") pourrait bien couvrir 7% des besoins mondiaux en énergie en 2030 et 25% en 2050. Voilà la conclusion d’un rapport publié en mai par l’Association européenne de l’électricité solaire thermique (ESTELA), SolarPACES - un programme de recherche de l’Agence internationale de l’énergie - et Greenpeace.
Cette technologie repose sur un principe simple : s’ils sont concentrés, les rayons du soleil chauffent fortement. Ainsi saisis par des capteurs paraboliques ou des miroirs orientables, ces rayons sont renvoyés vers une chaudière ou un tube contenant des fluides. Ceux-là sont chauffés à très haute température, entraînant l’émission de vapeurs qui actionnent une turbine. Et produit de l’électricité.
Simple, oui mais pas forcément populaire. Si le solaire à concentration a connu ses premiers balbutiements dans les années 70 et 80, la technologie a disparu du paysage pendant une quinzaine d’années avant de refaire surface il y a six ou sept ans. Grâce notamment à des politiques publiques incitatives. En Espagne par exemple, le gouvernement a garantit un prix minimum de rachat (27 centimes d’euros le kWh). De quoi permettre à la technologie de décoller. En 2008, la capacité des installations s’élevait à 450 Megawatts dans le monde. Loin, certes des 9,1 Gigawatts de solaire photovoltaïque installés aux quatre coins de la planète (chiffre 2007). Mais le CSP n’a pas dit son dernier mot. Des dizaines de centrales sont aujourd’hui en cours d’installation pour une capacité estimée à 17 000 MW.
Il faut dire que la technologie a des avantages. "Elle permet de stocker l’énergie. Si le soleil chauffe les fluides pendant la journée et produit de la vapeur. Celle-ci peut être stockée pour être utilisée sous forme d’électricité le soir aux heures de pointes", souligne Sven Tesken, spécialiste des énergies renouvelables à Greenpeace International. Elle est aussi complémentaire des systèmes existants. "Le photovoltaïque sert plutôt à alimenter des foyers, des bureaux, de petites structures. Il est utile dans des villages qui ne sont pas reliés au réseau électrique, rappelle l’employé de Greenpeace. Le CSP, quant à lui, peut permettre de produire de l’électricité de manière centralisée, à plus grande échelle." Ainsi, en Espagne, la première centrale solaire à concentration à destination commerciale a vu le jour en 2007 (voir photo). D’une capacité de 11 MW, cette installation composée de 624 miroirs mobiles peut produire 23GWh d’élecricité par an, soit alimenter une ville de 10 000 habitants ! Mais ce qui est possible en Espagne ne l’est pas forcément... ailleurs. "C’est une technologie qui marche avant tout dans le désert, souligne Sven Teske. Parce qu’il faut un ciel clair. C’est idéal pour des régions comme le Moyen Orient, l’Afrique du Nord, l’Amérique centrale ou du Sud, la Chine de l’Ouest ou le Nord-Est de l’Inde. Mais dans le Nord de l’Europe c’est tout simplement impossible. La seule option pour ces pays là c’est d’importer cette énergie.
Quid de la France ? Le Sud de l’Hexagone pourrait s’y prêter. En 83 une installation a vu le jour à Targasonne (Pyrénées orientales) avant de fermer ses portes en 86. Pas assez rentable, avait)on dit à l’époque. Depuis 2003, le site est sorti du formol et rebaptisé "centre de valorisation solaire multitechnologique", mêlant recherche et production – modeste – d’électricité. En avril dernier, un projet prévu dans les Hautes Alpes a plongé à son tour pour cause d’incertitudes techniques et d’une population locale réticente. Bref, le CSP n’a pas encore percé en France. Et "aucune incitation financière n’est prévue pour cette technologie", assure-t-on au Ministère de l’Ecologie.
Ailleurs, les investissements fleurissent. Cette année, ils devraient s’élever à 2 milliards d’euros. Si la tendance persiste, ce sont 92,5 milliards d’euros qui seront investis annuellement dans le CSP à l’horizon 2050, avancent -optimistes - les auteurs du rapport. Mais pour être sûr d’y parvenir, il faut gagner le soutien des États. "Alors les investisseurs viendront comme ils sont venus en Espagne ou dans certains parties des Etats-Unis." Car comme toute énergie renouvelable, la technologie est rentable. "Une fois installée, son coût est fixe. Il n’y a pas de nouveaux paramètres comme le cours du charbon qui entre en compte.". Reste que cette technologie devra s’implanter dans un secteur d’énergies renouvelables en construction. "Il ne s’agit pas de mettre de côté l’éolien ou le photovoltaïque. Mais nous espérons un jour que cette technologie deviendra le 3e grand acteur du secteur. Après l’éolien et le photovoltaïque et avant la géothermie et l’énergie marémotrice", rêve déjà Sven Teske de Greenpeace.
Karine Le Loët pour Terra eco (Paris).
LouZou:
Le lycée kyoto : un beau projet incomplet!Réunir un lycée agricole et un lycée sur les métiers de la restauration, quelle bonne idée! Mais croyez-vous que leur superlycée comprenne la totalité de la chaîne alimentaire?
Bien sûr que non! Il auraient juste pu aller du sol à l'assiette, apprendre à cultiver bio, et non se contenter de la "sécurité alimentaire" et ensuite développer sur la santé par l'alimentation , et enseigner la diététique et la valeur thérapeutique des légumes, aromates, épices etc.
Un autre projet?
Vu sur ecologie-pratique.org
Le 3 septembre 2009 le lycée KYOTO de Poitiers, le 1er lycée 100% énergies propres d'Europe, ouvrira ses portes à 500 élèves et apprentis. Les 16 500 m² de ce "pôle d'excellence" et centre ressource, sont bâtis autour d'une idée : "De l'origine du produit à l'intelligence de la consommation". Le projet d'établissement est le lieu de rencontre de deux lycées dépendant de l'Education Nationale et de l'Enseignement Agricole. Il permet la reconnaissance des pratiques des deux établissements autour de la création d'un pôle régional de compétence axé sur les métiers du service,de l'hôtellerie, de la restauration et de la sécurité alimentaire.
La démarche
Ce projet s'inscrivant dès son origine dans le cadre d'une démarche de Qualité Environnementale, ce volet a été renforcé au cours des études et les principales orientations techniques envisagées sont les suivantes :
Réduction des besoins énergétiques :
* Enveloppe plus performante (isolation et inertie renforcée) ;
* Réduction des dépenses énergétiques (éclairage et équipements performants) ;
* Récupération d’énergie (double flux avec échangeur, ventilation nocturne, stockage de calories inter saisonnier…) ;
* Optimisation de la conception bioclimatique ;
Recours aux énergies renouvelables :
* Plus de 1 000 m² de panneaux photovoltaïques ;
* Co-génération à base d'huile végétale ;
Eco-bilan des matériaux :
* Renforcement d’utilisation du bois matériau (structure, bardage, menuiseries) ;
* Isolation en chanvre ou mono-murs en brique…
Gestion de l’eau :
* Récupération des eaux pluviales ;
* Végétalisation des toitures et renforcement du traitement paysager, avec notamment des pré-plantations.
Ces évolutions ont notamment eu pour objectif de :
* Réduire les consommations de chauffage de 90 kWh/m².an à 7 kwh/m² par an ;
* Réduire les consommations électriques de 45 kWh/m².an à 2 kWh/m² par an.
* http://www.lycee-kyoto.eu
* http://blogs.poitou-charentes.fr/kyoto/
Thu, Sep 3 at 1:31AM
(3 comments)
L’aventure du Neorhino à Cuba provoque toutes sortes de réactions, positives ou négatives ou juste des questionnements.
Nous recevons des félicitations ou des reproches.
On nous dit que nous cautionnons un régime autoritaire, voire même dictatorial.
Ou bien on nous félicite de notre approche poétique et humoristique dans ce monde sérieux de la politique.
Des amis nous parlent de Yoani Sanchez et de son blogue « Generacion Y ».
N...... [read more]
LouZou:
Après ce réjouissant CUBEC créé par notre ami Jorowsky, nous allons jouer les Marco Polo au pays du soleil levant
Carton vert au ministère de l’environnement chinois
Le ministère de la Protection de l’environnement chinois a mis en ligne pour la première fois un indice de pollution de ses principaux fleuves et lacs.
Une grille d’information sur la qualité de l’eau des 7 principaux fleuves et de 3 lacs chinois est disponible depuis le 1er juillet sur le site du Ministère chinois de la protection de l’environnement (MEP).
Cent zones ont été sélectionnées pour prendre des mesures en surface, et les données sont mises à jour toutes les 4 heures, une première dans le pays. On y trouve notamment les relevés des pH, ainsi que les concentrations de carbone organique total (COT), d’oxygène dissous et de demande chimique en oxygène, l’une des principales mesures des effluents. Saluant cette nouvelle initiative, l’auteur du blog China environmental law relève toutefois que "les taux de COT n’étaient pas disponibles sur tous les segments des rivières" lorsqu’il a voulu effectuer un test.
Certes, contrairement à la qualité de l’air qui a un impact direct sur la santé, l’eau douce est filtrée plusieurs fois avant de couler dans les tuyaux de distribution et beaucoup de Chinois préfèrent consommer de l’eau minérale. Mais l’information donne néanmoins une idée du degré de pollution des eaux du pays, à la fois industrielle, agricole et organique. En mai 2007, l’absence de données sur les conséquences de la présence d’une algue bleu-vert nauséabonde dans le lac Taihu avait incité les autorités locales à stopper brutalement la distribution d’eau du robinet. Cinq millions de personnes en avaient fait les frais.
Les mesures officielles de la pollution sont sans doute à prendre avec des pincettes, comme le montre la récente mise en place d’un outil de mesure de la qualité de l’air par l’ambassade des États-Unis à Pékin, à destination de ses ressortissants pour compenser des relevés officiels excessivement optimistes, et mis à jour toutes les heures sur Twitter. Reste que les autorités chinoises n’étaient pas non plus obligées de se plier à l’exercice de transparence, ce qui est plutôt encourageant, semble-t-il, pour l’avenir.
Hélène Duvigneau
pour planète terra
http://www.planete-terra.fr/Carton-vert-au-ministere-de-l,1459.html
Mon, Aug 31 at 1:31PM
(1 comment)
Pour son 9e forum, organisé le 28 mai dernier, le Cercle national du recyclage a choisi de faire un bilan des premières filières à responsabilité élargie du producteur: lampes usagées et autres déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), déchets d’imprimés et d’emballages ménagers. C’est en effet cette année qu’elles initient leur processus de réagrément.
La concrétisation des mesures issues du Grenelle de l’environnement dev...... [read more]
LouZou:
et ce n'est pas fini!
IRENA, une grande trahison française pour de bien petits intérêts nucléaires
L’IRENA, la nouvelle agence internationale pour les énergies renouvelables va être dirigée par un pays nucléaire - la France - et basée dans un émirat pétrolier - Abou Dhabi. Les allemands, à l’origine du projet IRENA, sont les dindons de la farce d’une diplomatie occulte au service des énergies fissiles et fossiles.
Selon les informations de La Lettre A, journal électronique de vieille économique et politique, les dirigeants des Emirats arabes unis ont mis un marché entre les mains du gouvernement français : "Si vous ne soutenez pas notre candidature pour abriter le siège de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), vous n’obtiendrez pas le contrat pour la construction de centrales nucléaires".
C’est ainsi que la France a retourné la veste de la solidarité européenne au dernier moment, lâchant la candidature de Bonn en Allemagne, pour voter et faire voter pour Abou Dhabi aux EAU. Le sommet du 29 juin à Charm el-Cheikh aura été celui du sacrifice européen et du divorce des intérêts franco-allemands. Paris a préféré défendre le consortium Areva/Total/GDF-Suez/EDF, qui devait répondre début juillet à l’appel d’offres de l’émirat pour deux centrales EPR, plutôt que favoriser le développement de l’industrie allemande et européenne des énergies renouvelables, dont l’IRENA aurait été un porte flambeau.
Le prix de la trahison, en sus de deux EPR : le poste de Directeur Général de la nouvelle agence IRENA pour la française Hélène Pelosse, directrice adjointe du cabinet de Jean-Louis Borloo jusqu’à sa nomination. Une DG qui a pour lettre de mission officieuse de faire passer le nucléaire comme une énergie presque renouvelable, une technologie à faible émission de carbone qui aurait la vertu d’être économique… Critère de réussite de cette inspectrice générale des finances, pur produit de notre administration atom’cratique : fourguer un EPR entre deux tranches de solaire.
Mettre dans les mains du lobby nucléaire français et d’un émirat pétrolier, l’agence internationale sensée accélérer le développement des énergies renouvelables, seules alternatives aux fissiles et aux fossiles à moyen terme, paraît paradoxale. Une connerie si l’on est moins poli. C’est de bien mauvais augure pour ceux qui croyaient en une nouvelle agence internationale à l’œuvre pour disséminer l’énergie de la paix. L’industrie écolo bien trop naïve, c’est fait avoir au coin du bois par les vieux renards du fissile et du fossile aux intérêts convergents. La diplomatie allemande est partie la fleur au fusil, confiante en son industrie leader mondiale du domaine pour preuve de légitimité. Elle s’est fait détrousser par quelques félons énarques français vendus à l’atome, en embuscade avec quelques cheiks arabes assis sur leur tas d’or noir… L’IRENA est sous contrôle, l’avènement des énergies renouvelables peut bien attendre encore 20 ans !
L’enjeu fondamental des acteurs de l’énergie fissile ou fossile, alors que tout prédispose à l’explosion mondiale du développement des énergies renouvelables maintenant, n’est-il pas de retarder leur avènement malgré les apparences ? Contrôler l’IRENA, c’est tenter de contrôler la pénétration accrue des énergies alternatives. Contrôler l’IRENA, c’est gagner encore quelques années de superprofits, jusqu’à la dernière goute de pétrole, jusqu’à la dernière boulette d’uranium,… Pas dit que l’intérêt général réside dans cet intérêt particulier, bien au contraire. Ni que la France de judas aura participé à l’accélération de la révolution énergétique (indispensable à cause de l’effet de serre) en faisant le lit des énergies renouvelables bordé de centrales atomiques. Une grande trahison pour de bien petits intérêts nucléaires…
Victimes collatérales de la trahison française :
* la cohésion européenne et l’ambition que les énergies renouvelables deviennent un nouveau ciment de cohésion communautaire, comme la Directive 20 % EnR 2020 le laisserait présager.
* le couple franco/allemand, où Sarkozy a trahi des intérêts stratégiques outre-Rhin.
Bien peu, si l’on compte en EPR ...
Héloïm Sinclair pour naturavox
http://www.naturavox.fr/IRENA-une-grande-trahison-francaise-pour-de-bien-petits-interets-nucleaires.html
LouZou:
Contribution climat énergie (taxe carbone) : "Sortir du nucléaire" propose que seule l’électricité d’origine renouvelable soit exonérée
- Si la Contribution climat énergie est créée, alors elle doit viser aussi l’électricité
- L’électricité produite par des énergies renouvelables doit être exonérée
- Le produit de la CCE doit être reversé aux ménages par un "chèque vert"’
Si une Contribution climat énergie est créée, ce qui semble devoir être le cas assez rapidement, alors le Réseau "Sortir du nucléaire" affirme que cette contribution doit nécessairement inclure l’électricité afin de taxer les pollutions du nucléaire (*) et celles des centrales électriques au charbon, fuel et gaz.
Par contre, il est indispensable que l’électricité produite par des énergies renouvelables ne soit pas soumise à la Contribution climat énergie. Celle-ci serait donc réduite, pour chaque usager, en fonction du pourcentage d’énergies renouvelables utilisées par le fournisseur d’électricité.
Ainsi :
- les clients d’EDF acquitteraient 90% de la Contribution climat énergie appliquée à l’électricité, puisque la production d’électricité renouvelable chez EDF est d’environ 10% du total.
- les clients d’Enercoop seraient totalement exonérés de Contribution climat énergie appliquée à l’électricité, puisque cette société se fournit exclusivement en électricité renouvelable. Il est donc indispensable, en plus d'instaurer la Contribution climat énergie (appliquée à l'électricité non renouvelable), de stopper le chantier du réacteur EPR en construction actuellement à Flamanville (Manche) : si ce réacteur entrait en service, il ferait encore augmenter le pourcentage d'énergies non-renouvelables. De même, il faut fermer les centrales nucléaires arrivant à 30 ans d'âge, comme celles de Fessenheim (Haut-Rhin) et Tricastin (Drôme) afin de faire baisser le pourcentage d'énergies non-renouvelables.
Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que le produit de la Contribution climat énergie ne doit pas venir renflouer les caisses de l'Etat et rembourser ainsi les cadeaux faits aux plus aisés, comme avec le "bouclier fiscal. Au contraire, par l'intermédiaire d'un "chèque vert", l'argent récolté doit être reversé aux ménages, et prioritairement aux ménages modestes afin que leurs besoins fondamentaux (chauffage, éclairage) soient satisfaits. Les urgences écologiques et sociales doivent être prise en charge simultanément.
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(*) Le nucléaire est une des industries les plus polluantes et les plus dommageables pour la planète :
- les mines d'uranium - le combustible des réacteurs nucléaires - contaminent des régions entières. Après avoir contaminé de nombreuses zones en France (cf le documentaire de France 3 "La France contaminéé", le nucléaire français contamine en particulier le Niger dont les mines produisent le tiers de l'uranium consommé par EDF
- les réacteurs en fonctionnement rejettent de la radioactivité dans l'air et dans l'eau.
- les réacteurs en fonctionnement rejettent dans les rivières et dans la mer de grandes quantités de produits chimiques (cuivre, zinc, phosphore, sodium, chlorures, morpholine, etc.)
- les réacteurs nucléaires produisent des déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution et dont les plus dangereux vont durer des millions d'années. Ces réacteurs produisent entre autre du plutonium lequel est excessivement nocif pour les êtres vivants et qui permet la fabrication de bombes nucléaires.
- la production d'électricité nucléaire est émettrice de quantités de gaz à effet de serre de plus en plus importantes (*).
- la consommation d'électricité, à 80% d'origine nucléaire, est finalement très fortement émettrice de CO2 car nécessitant la mise en service de centrales thermiques (charbon, fuel, etc) en particulier lors de chaque pointe de consommation.
- l'exportation de réacteurs nucléaires, notamment à des dictatures, est politiquement et moralement condamnable : le nucléaire contamine la démocratie autant que l'environnement.
(*) [->http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante /co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml" class="spip_url spip_out">Il ne faut pas oublier que la Franc...
Source / auteur : http://www.sortirdunucleaire.org
LouZou:
et pour équilibrer la discussion ou l'exposé des faits :
Le parcours de la loi Grenelle 1 s'est enfin achevé jeudi, avec le second passage devant le Sénat. Il aura donc fallu plus d'un an et demi pour que cette loi fixe, dans la législation nationale, les grandes orientations adoptées lors du Grenelle de l'environnement de la fin 2007. Le texte a été approuvé par l'UMP et les centristes mais aussi par le PS, qui s'est félicité de ses 'réelles avancées'.
Dite 'loi de programmation', ce texte sans comporter de dispositions d'application directe (un objectif fixé à la loi Grenelle 2, dite 'loi d'application', actuellement en cours d'examen) transcrit toutefois des modifications importantes dans tous les secteurs participant à la dégradation de l'environnement ou au changement climatique.
Deux secteurs sont particulièrement concernés : le bâtiment, avec une réduction des consommations énergétiques de 38 % d'ici 2020, et les transports (moins 20 % d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, les ramenant au niveau de 1990). Globalement, on peut retenir :
- Lutte contre le changement climatique
Confirmation de 'l’engagement pris par la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050 en réduisant de 3 % par an, en moyenne, les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère'. De la même manière, l'objectif de 'porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de sa consommation d’énergie finale d’ici à 2020' est aussi dorénavant inscrit dans la législation nationale.
- Bâtiment
'Toutes les constructions neuves faisant l’objet d’une demande de permis de construire déposée à compter de la fin 2012 et, par anticipation à compter de la fin 2010, s’il s’agit de bâtiments publics et de bâtiments affectés au secteur tertiaire, présentent une consommation d’énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures par mètre carré et par an en moyenne'. Toutefois, ce plafond de consommation pourra être supérieur pour '...les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d’émissions de gaz à effet de serre ... afin d’encourager la diminution des émissions de gaz à effet de serre'. A compter de 2020, la législation en la matière se durcira encore, puisque toutes les constructions neuves à compter de la fin 2020 devront présenter une consommation d’énergie primaire inférieure à la quantité d’énergie renouvelable qu'elles produisent. Dans le secteur de l'habitat ancien, l'Etat se fixe la rénovation, d'ici 2020, de '800 000 logements sociaux dont la consommation d'énergie est supérieure à 230 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an ... afin de ramener leur consommation annuelle à des valeurs inférieures à 150 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré.'
- Transport
Augmenter la part 'du non-routier et non-aérien de 14 % à 25 % à l'échéance 2022'.
A ce titre, 2000 km de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse sont prévus d'ici à 2020, et 'Les deux principaux axes Nord-Sud du réseau seront aménagés afin de permettre la circulation de trains longs d'au moins 1 000 mètres.' Côté maritime, le 'développement de lignes d'autoroutes de la mer sur la façade atlantique entre la France, l'Espagne et le Portugal et sur la façade méditerranéenne entre la France, l'Espagne et l'Italie ... auront pour objectif de permettre un report modal de 5 à 10 % des trafics concernés'. Au niveau des poids lourds, 'Une éco-taxe sera prélevée ... à compter de 2011 à raison du coût d'usage du réseau routier national métropolitain non concédé et des voies des collectivités territoriales susceptibles de subir un report de trafic'. Le gouvernement devra également présenter prochainement une étude 'sur les enjeux et les impacts relatifs, d'une part, à la généralisation de l'autorisation de circulation des poids lourds de 44 tonnes et, d'autre part, à la réduction de la vitesse à 80 kilomètres/heure pour tous les poids lourds circulant sur autoroute et à leur interdiction de se dépasser sur ces axes'.
- Biodiversité
Une trame verte et bleue, ou corridor écologique visant à faciliter la circulation des espèces va être élaborée, tandis que d'ici dix ans, 2 % au moins du territoire terrestre métropolitain seront protégés, ce qui 'implique notamment la création de trois nouveaux parcs nationaux et l'acquisition ... de 20 000 hectares de zones humides'.
Le principe de 'compensation' de la perte de biodiversité est retenu, visant à 'rétablir les effectifs des espèces ou variétés menacées et les superficies des milieux auxquels il a été porté atteinte'.
- Agriculture
La surface agricole utile, menée en agriculture biologique, sera portée à 6 % en 2012 et 20 % en 2020. 'Le crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique sera doublé dès l'année 2009'. Pour les pesticides, 'les quarante substances les plus préoccupantes en fonction de leur substituabilité et de leur dangerosité pour l’homme' seront retirées du marché (trente au plus tard en 2009, dix d’ici à la fin 2010). D’autre part, l'usage des 'substances préoccupantes pour lesquels il n’existe pas de produits ni de pratiques de substitution techniquement et économiquement viables' devra 'diminuer de 50 % d’ici à 2012'.
D'ici la fin de l'année 2009, 'un état des lieux de la santé des agriculteurs et des salariés agricoles et un programme de surveillance épidémiologique' sera lancé. Enfin, 'Une politique nationale visera la réhabilitation des sols agricoles et le développement de la biodiversité domestique, cultivée et naturelle dans les exploitations.', tandis que d’ici la fin 2009, un dispositif d’inscription spécifique devra permettre d'ouvrir 'le catalogue des semences aux variétés locales anciennes, y compris les variétés population, et aux variétés menacées d’érosion génétique, afin notamment d’en faciliter l’utilisation par les professionnels agricoles.'
- Santé
En ce qui concerne l'air intérieur, 'les produits de construction et d'ameublement ainsi que les revêtements muraux et de sol, les peintures et vernis et l'ensemble des produits ayant pour objet ou pour effet d'émettre des substances dans l'air ambiant' seront soumis 'à un étiquetage obligatoire à partir du 1er janvier 2012, notamment sur leurs émissions et contenus en polluants volatils'. Simultanément, 'les substances classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction de catégories 1 et 2 (CMR 1 et CMR 2) seront interdites dans ces produits, 'au sens de la réglementation européenne'.
- Déchets
Outre 'la production d'ordures ménagères et assimilées de 7 % par habitant pendant les cinq prochaines années', le recyclage des déchets ménagers et assimilés devrait être porté à 35 % en 2012 et 45 % en 2015 (24 % en 2004). 'Ce taux étant porté à 75 % dès 2012 pour les déchets d'emballages ménagers et les déchets banals des entreprises hors bâtiment et travaux publics, agriculture, industries agro-alimentaires et activités spécifiques.' De même, la problématique des déchets organiques est enfin prise en compte, avec l'amélioration de '...la gestion des déchets organiques en favorisant en priorité la gestion de proximité de ces derniers, avec le compostage domestique et de proximité, et ensuite la méthanisation et le compostage de la fraction fermentescible des déchets ménagers et plus particulièrement celle des déchets des gros producteurs collectés'.
- Impact environnemental des infrastructures
La loi Grenelle 1 reprend également pour 'les décisions publiques susceptibles d'incidence significative sur l'environnement', la nécessité d'apporter 'la preuve qu’une décision alternative plus favorable à l’environnement est impossible à un coût raisonnable'.
Pascal Farcy pour univers-nature
1- Voir le texte de loi Grenelle 1 adopté, sur le site du Sénat
Sat, Aug 8 at 3:28PM
(4 comments)
LouZou posted
La marijuana agirait contre les tumeurs et l’Alzheimer
De l'espoir pour certains fumeurs!
D’après une récente étude menée par des chercheurs espagnols et publiée dans le Journal of Clinical Investigation, l’ingrédient actif dans la marijuana, le tétrahydrocannabinol ou THC, semble réduire la croissance des tumeurs.
Les chercheurs madrilènes sont arrivés à cette conclusion en administrant des doses de THC à des souris atteintes d’un cancer. Ils ont observé une diminution de la croissance tumo...... [read more]
LouZou:
Oui, parce qu'il y aurait surtout le ginkgo biloba en cas de symptômes décelés précocement (du nouveau grâce à l'analyse de 20 protéines du sang)!
L'Artemether, médicament traditionnel chinois, reconnu comme meilleur traitement mondial contre la malaria
Une équipe médicale chinoise dirigée par le Pr. ZHOU Yiqing de l'académie des sciences militaires de Chine a récemment remporté un prix non-européen à la cérémonie des European Inventor of the Year Awards (2009) pour l'Artemether, un composé actif utilisé en médecine chinoise pour le traitement de la malaria. Ce prix est le premier au monde que la communauté médicale chinoise ait remporté.
L'Artemether, un médicament traitant la malaria issu de la phytothérapie traditionnelle chinoise, a été évalué par un groupe indépendant et un groupe d'experts désignés par l'Office européen de brevets, et récompensé du titre de meilleur traitement contre la malaria. Ce médicament est également le remède que les médecins traditionnels chinois utilisent en priorité contre la malaria en Afrique et dans les pays d'Asie du sud-est. Il s'est vu attribuer des brevets le couvrant dans 43 pays et régions, incluant les USA, l'Europe, et le Japon depuis 1991, et s'est vendu sur les principaux marchés internationaux. Depuis 2001, il a sauvé la vie de 550.000 patients, lesquels sont le plus souvent des enfants africains de moins de 5 ans.
L'Artemether est un dérivé semi-synthétique de l'artémisinine, utilisée dans le traitement de la malaria.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59129.htm
LouZou:
Et comme je confonds artémise et armoise, j'en profite pour éloigner les moustiques!
L'armoise, la plus efficace pour éloigner les moustiques
Les élèves du Lycée national Lukang (district de Changhua) ont étudié l'efficacité de plusieurs plantes pour éloigner les moustiques. Parmi ces plantes, l'armoise s'est révélée être la plus efficace. Cette étude a été récompensée par le prix d'excellence en biologie d'une Fête de la science dans le centre de Taiwan.
Les étudiants ont commencé par capturer des moustiques dans les sous-sols du lycée à l'aide de filets. Ces moustiques ont ensuite été enfermés dans un caisson d'expérimentation à deux compartiments reliés par un couloir dont l'ouverture se contrôle de l'extérieur. L'expérience consistait à introduire dans le compartiment enfermant les moustiques des boîtes de Petri contenant une mixture pilée de chaque plante testée, avant d'ouvrir l'accès menant vers l'autre compartiment. Le nombre de moustiques affectés par le réactif et le temps pris par ces derniers pour évacuer le compartiment de test ont été enregistrés pour chaque plante. Ces données ont ensuite été traitées pour déterminer un classement des plantes selon deux critères : la rapidité d'action et la durabilité de l'effet.
Afin de pousser plus loin l'expérience, les étudiants ont même appliqué les différents réactifs sur les mains de volontaires avant d'introduire ces dernières dans le compartiment d'expérimentation. Ils ont de nouveau obtenu les mêmes résultats que ceux observés avec des boîtes de Petri.
Les résultats montrent que l'armoise a été la plus efficace en repoussant presque instantanément les moustiques d'un compartiment à l'autre. D'un autre côté, le romarin, moins rapide à agir, s'est avéré plus efficace sur la durée. Il faut également noter que cette expérience a également montré que la citronnelle, communément utilisée pour éloigner les moustiques, s'est classée derrière l'armoise et le romarin en termes de rapidité d'action et de durabilité.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59422.htm
et oui, je recommande les bouquets de romarin dans la cuisine, ainsi que les feuilles de laurier pour éviter toutes sortes de petits désagréments ailés (pour la ménagère), l'écolo a tout le jardin!
LouZou:
et puisque qu'on parle santé, on parlera santé des femmes :
Les femmes plus stressées par le bruit aérien
Plusieurs études montrent un lien entre l’exposition au bruit des trafics aérien et routier et les effets cardiovasculaires, eux-mêmes générés par la libération d’hormones de stress liée au bruit.
Des chercheurs du consortium Hyena (Hypertension et exposition au bruit près des aéroports, étude pluridisciplinaire sur 4.861 personnes, financée par la Commission européenne) de 6 pays européens ont trouvé un lien entre l’exposition au bruit aérien et le taux de cortisol salivaire, marqueur des états de stress, grâce à une étude menée auprès d’un sous-groupe de 439 personnes. L’étude (1) est parue le 20 juillet dans la revue Environmental health perspectives.
Pendant un jour, les chercheurs ont mesuré le taux de cortisol salivaire matin, midi et soir. Ils ont constaté une élévation de 6,07 nanomols par litre (nmol/l) du niveau de cortisol dans la salive du matin des femmes exposées à un niveau de bruit aérien supérieur à 60 décibels, soit une hausse de 34% par rapport aux femmes exposées à un bruit de niveau inférieur à 35 dB. La hausse de la concentration de cortisol a aussi varié selon que les femmes soient salariées ou retraitées.
Aucune association n’a été faite entre niveaux de cortisol salivaire et bruit aérien chez les hommes.
Victor Roux-Goeken pour JDLE
(1) Exposure to aircraft noise and saliva cortisol in six European countries, Jenny Selander et al., Hyena consortium, Environmental health perspectives, en ligne le 20 juillet 2009
Sat, Aug 1 at 5:11AM
(3 comments)
LouZou posted
« De l’oxygène, pas du kérosène ! »
Un Camp Action Climat à Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2009
Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible ! L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient localement une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial actuel, la poursuite du « toujours plus »...... [read more]
LouZou:
Communiqué de Presse/ 28 juillet 2009
Convergence en faveur des Alter-énergies :
L’AlterTour rencontre « Sortir du Nucléaire »
Le circuit pédagogique de l’AlterTour 2009 fait halte le 28 juillet à midi à Penly (Seine-
Maritime) sur le site du chantier de l’EPR (European Pressurized Reactor). Rendez-vous est
pris pour une réunion publique avec le réseau Sortir du Nucléaire, pour informer sur le
« dopage énergétique ».
Selon l’AlterTour, le dopage au sens large concerne tout procédé qui augmente artificiellement
certaines performances, mais admet des conséquences négatives à long terme : dépendance,
dégradations sanitaires ou environnementales. Le dopage est généralement associé à du
« masquage », comme dans le cas – révélé récemment par l’AlterTour* - d’antennes-relais
cachées à l’intérieur de clochers d’église, concernant le dopage des télécommunications par la
technologie de la téléphonie mobile.
Les implications de la technologie nucléaire sont masquées par la communication autour
d’une « énergie propre et pas chère ». Or l’industrie nucléaire a un prix qui est couvert par les
secrets industriel ou militaire, concernant l’extraction du combustible, son transport, le stockage
des déchets, l’entretien et le démantèlement des centrales.
Outre les risques d’incident ou d’accident nucléaire, les conséquences sanitaires de la filière
sont occultées, tant en ce qui concerne les riverains des centrales que les travailleurs soustraitants,
en France comme à l’étranger. De l’extraction du minerai d’uranium jusqu’à la
production de l’électricité, les déchets et rejets sont problématiques sur le plan
environnemental.
La filière nucléaire française est aujourd’hui totalement dépendante des importations de
combustible (p.ex. : Nigeria, Australie). En plus de cette dimension géostratégique, s’ajoute la
dépendance dans le temps : l’élimination des déchets nucléaires reste toujours sans réponse.
Le seul élément véritablement « durable » du développement induit par le nucléaire est
sans doute celui du stockage et de la surveillance des déchets radioactifs !
Enfin, le caractère dopant de la technologie nucléaire provient de l’incitation à la
consommation qu’elle entraîne (p.ex. chauffage et chauffe-eau électriques) : une gabegie
destinée à assurer un écoulement régulier de l’électricité produite, puisque la production des
réacteurs est peu modulable et doit être maximale pour une meilleure rentabilité économique.
L’AlterTour part à la rencontre des alternatives à tous les dopages, y compris celui de la
production d’énergie : des conférences, des débats ont lieu quotidiennement sur les sites
d’accueil d’un relais cycliste familial de 5 semaines.
* « Où vont donc se cacher les antennes-relais ? Dans les clochers ! », à la une du Monde, 25 juillet 2009.
Contacts Organisation (Mathieu : 06 79 76 81 92) / Dopages (Dominique : 06 36 27 32 15)
Contact « Dopage par le nucléaire » : Isabelle & Stéphane, altercyclistes de passage à Penly.
Site Internet : www.altertour.net
Thu, Jul 30 at 1:32PM
(1 comment)
En publiant le décret relatif à la prévention et à la réparation de certains dommages causés à l’environnement, la France rend applicable sa loi sur la responsabilité environnementale. Elle échappe à une condamnation de Bruxelles, deux ans après la date limite de transposition de la directive. Mais de nombreux points restent en suspens. France nature environnement juge que le texte est une «usine à gaz».
La France vient d’achever de se dote...... [read more]
LouZou:
A quand la création de l'OME, organisation mondiale de l'environnement pour harmoniser les politiques nationales?
L’Amazonie dans mes Nike !
Qui aurait cru qu’au volant de la dernière Toyota, un sac Prada à l’épaule et chaussant une paire de Nike on luttait contre le changement climatique ? Personne, c’est certain. Mais là, Greenpeace en rajoute une couche en publiant son dernier rapport sur la déforestation en Amazonie brésilienne. La plupart des grandes entreprises, et d’ailleurs, surtout dans le secteur du luxe, sont les complices de la plus grande opération de destruction de la forêt amazonienne de tous les temps, et par voie de conséquence contribuent au changement climatique.
Avec l’abattage et le brûlis de la forêt, le Brésil est, au rang mondial, le quatrième émetteur de gaz à effet de serre. Or, d’après Greenpeace, l’élevage serait responsable à 80 % de cette déforestation, soit 1,72 million d’hectares par an. Le Brésil est le premier exportateur mondial de bœuf, un commerce qui rapporta près de 4,8 milliards d’euros en 2008, dont un quart pour le marché du cuir. Alors, si l'on parle de la consommation croissante de viande comme d’une catastrophe écologique, les chaussures, sacs à main, meubles et autre garnissage automobile n'ont pas grand-chose à lui envier.
D’après Greenpeace, qui compara les autorisations de déboisement délivrées par le gouvernement Lula avec les données d’images satellites sur la déforestation amazonienne, 90 % des secteurs conquis par l’élevage sur la forêt sont illégaux, résultat de la corruption et d’une mauvaise gouvernance locale. Les grandes entreprises brésiliennes, Bertin, JBS et Marfrig, contrôlent une majeure partie du marché du bœuf, cuir et viande confondus, et s’approvisionnent dans ces stocks illégaux qui transitent par toute une chaine d’intermédiaires que Greenpeace lors de son enquête a tenté de remonter.
Ainsi Greenpeace déclare que « les stocks de bétails illégaux sont « blanchis » par le biais de la chaîne logistique sur un marché mondial qui devient complice sans s’en rendre compte ». L’élevage est pour le Brésil un formidable facteur de croissance, mais, encore une fois, tous les consommateurs de la planète sont responsables. D’après l’enquête de Greenpeace, ceci ne concerne pas seulement ceux qui roulent en "BM" finition cuir, les entreprises ferroviaires, Eurostar, Thalys et SNCF sont également citées dans le rapport de l’ONG. Sans oublier que la moitié de la production mondiale de cuir va à la fabrication des chaussures…
Elisabeth Leciak
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3797
LouZou:
Newsletter spéciale – succès de taille pour la société civile et la DB !
Le mois de juillet est celui de tous les succès pour la Déclaration de Berne, qui voit deux dossiers trouver une issue positive après plusieurs années de campagne.
**** Succès sans précédent : la Suisse se retire définitivement du projet de barrage d’Ilisu.
Après des années de lutte pour faire entendre la voix de la société civile, la Déclaration de Berne et la campagne internationale « Stop Ilisu » peuvent crier victoire. Le gouvernement turc n’ayant pas rempli les exigences environnementales et sociales de la Banque mondiale, le Conseil fédéral et l’assurance contre les risques à l’exportation ont décidé de retirer leur soutien aux entreprises suisses engagées dans le projet. Il s’agit d’une grande première. En effet, au cours des 65 années d’existence de la garantie contre les risques à l’exportation (GRE), jamais une caution accordée n’avait été retirée. Espérons que ce cas fasse école et que les critères sociaux et écologiques soient désormais pris en compte d’emblée lors de l’octroi de la GRE.
http://www.evb.ch/fr/p25016279.html
On peut recevoir la newsletter de la DB
et même adhérer pour le splendide travail qu'ils font
LouZou:
La carte carbone: «poser une limite à la consommation d’énergie»
Ecartée lors de la conférence de consensus sur la contribution Climat-énergie, l’instauration d’une «carte carbone» destinée à rationner la consommation d’énergie des personnes est pourtant très sérieusement envisagée outre-Manche depuis bientôt 15 ans. Doctorante en socio-anthropologie, Mathilde Szuba étudie depuis 3 ans cette initiative britannique.
Pourquoi une socio-anthropologue s’intéresse-t-elle à la carte carbone?
Ce qui m’intéresse, c’est l’idée de poser une limite indépassable à la consommation d’énergie. Cela me semble particulièrement osé de la part de travaillistes qui prônent par ailleurs la liberté de déplacement ou de consommation…
Avec la taxe carbone envisagée en France, on prétend diminuer -mais pas limiter- la consommation. La carte carbone est beaucoup plus ambitieuse, puisqu’elle correspond à une sorte de planification à long terme de l’économie.
Mais elle n’est pas seulement une politique climatique. Elle peut aussi être un instrument de l’Etat pour anticiper l’après-pétrole en recourant à des formes de rationnement comme moyen de mieux distribuer une énergie qui deviendrait plus rare et plus chère.
Depuis quand parle-t-on d’instaurer une carte carbone au Royaume-Uni?
Ce projet a été mis en place par un groupe d’économistes à partir de 1996: David Fleming, puis Richard Starkey et Kevin Anderson. Il a ensuite été relayé à la Chambres des communes par un député travailliste, Colin Challen, qui a déposé en 2004 un projet de loi dans ce sens.
Le ministre de l’environnement Eliott Morley s’est emparé du sujet l’année suivante, ce qui lui a donné beaucoup plus d’écho. Depuis, les ministres de l’environnement successifs ont pris le relais, jusqu’à une pré-étude de faisabilité commandée par le ministère, rendue au printemps 2008, qui concluait que les quotas individuels de carbone étaient une solution intéressante, mais trop en avance sur son temps. Le ministère a donc estimé qu’il ne fallait pas aller plus loin, que la carte carbone avait peu de sens pour le seul Royaume-Uni si un système similaire n’existait pas au niveau européen ou dans le monde.
Mais quelques semaines plus tard, une commission du Parlement qui avait fait sa propre étude sur le sujet a fait revenir le gouvernement sur sa décision, le poussant à lancer une étude de faisabilité complète et à continuer à coordonner les recherches. C’est ce qui est en cours aujourd’hui. Selon l’actualité, l’échéance de mise en œuvre varie de 5 ans à 10 ans. En 2007, lors des élections du Parlement d’Ecosse, les Verts écossais ont proposé une politique de carte carbone, mais ils n’ont obtenu que 2 sièges au Parlement (sur 129).
Paradoxalement,les tories (conservateurs) sont plus en faveur d’une taxe alors qu’ils sont traditionnellement pour la baisse des impôts. Ils reprochent à la carte carbone d’être une politique publique trop chère et trop compliquée.
Comment pourrait fonctionner cette carte carbone?
Le Royaume-Uni fixerait un plafond d’émissions de gaz à effet de serre de départ, qui serait réduit chaque année pour arriver à une baisse de 80% des émissions en 2050. Ce total serait ensuite divisé par le nombre d’habitants et distribué gratuitement à chacun d’entre eux sous forme d’unités de carbone. Quatre genres de consommation d’énergie seraient concernés: facture d’électricité, plein d’essence, chauffage domestique (fioul) et billets d’avion. Les individus consommant peu d’énergie pourraient revendre leurs unités de carbone excédentaires à ceux qui voudraient consommer plus que leur part. L’énergie «grise» serait prise en compte dans le cadre du marché européen du carbone (ETS).
Le cours de la tonne de CO2, et donc de l’unité de carbone, serait fixé par une bourse du carbone spécialement créée et varierait en fonction de l’offre et de la demande.
Le marché européen du carbone fixe aussi le prix des quotas de CO2 selon l’offre et la demande. Mais en à peine 4 ans d’existence, le cours de la tonne de CO2 a chuté fortement par deux fois. L’efficacité environnementale n’est pas non plus prouvée pour l’instant.
Effectivement, l’offre et la demande du carbone ne reflètent pas le coût environnemental de la pollution de l’atmosphère. Avec le crédit carbone, on vise une baisse de la consommation par rapport à ce qui a été fait l’année passée. On ne devrait donc pas avoir de prix bas.
Un autre inconvénient de cet éventuel système de bourse du carbone, c’est que vous pouvez acheter sur le marché les crédits de quelqu’un d’autre. Les personnes pollueuses ne seraient pas obligées de changer leur mode de vie tant qu’elles auraient les moyens de se payer des unités de carbone supplémentaires aux dépens des plus pauvres.
Mais selon moi, ce problème pourrait être résolu par une limitation annuelle et individuelle des achats de crédits.
Quelles politiques d’adaptation sont envisagées pour réduire effectivement les émissions?
A cette question, plusieurs des économistes qui ont conçu la carte carbone m’ont répondu: «La beauté de ce schéma réside dans le fait que l’on n’a pas besoin de politiques d’adaptation». Ils estiment que la carte carbone représente un grand signal prix. La «main invisible du marché» devrait réorienter l’économie vers les productions qui le prennent en compte. Cela correspond à l’idée de la « troisième voie » chère au parti travailliste, où l’Etat intervient le moins possible.
Comment le Royaume-Uni compte-t-il résoudre la contradiction qui veut que d’un côté, une baisse des émissions est réclamée; de l’autre, la survivance du système économique actuel rend nécessaire la promotion de modes de vie peu «verts»?
En principe, les modes de vie peu énergivores doivent d’eux-mêmes devenir plus rentables avec l’instauration de la carte carbone.
Comment faire accepter socialement le rationnement?
La communication officielle autour de la carte carbone l’a souvent présentée comme une sorte d’obligation administrative pour respecter les engagements européens. Présenter les choses sous cet angle, c’est une façon de ne pas entrer dans un débat difficile sur la nécessité d’accepter une mesure radicale pour des raisons environnementales.
Pour les concepteurs, le point principal d’acceptabilité sociale, réside dans le fait que le système d’achat de crédits soit simple, facile et non chronophage. A ce titre, la fusion entre les cartes carbone et bancaire est envisagée.
Cela ne règle évidemment pas le problème de l’acceptabilité sociale plus profonde. A mon avis, cela peut dépendre d’un événement catastrophique, comme une canicule, ou l’annonce que le niveau de la mer à Douvres a monté de 11,5 centimètres ces 10 dernières années, phénomène d’autant plus grave sur une île!
D’un point de vue éthique, le principe redistributif de la carte est conforme au principe assez populaire du pollueur-payeur, ce qui peut faciliter son acceptation.
Les Britanniques peuvent-ils accepter un projet qui va nécessiter une importante base de données personnelles?
Ils ont longtemps été méfiants vis-à-vis de toute forme de fichage individuel. La carte d’identité est associée à une période difficile, puisqu’elle a été instaurée uniquement pendant la Seconde guerre mondiale. Mais c’est en train de changer. En matière de carte carbone, les critiques les plus vives portent sur l’éventuelle nécessité de payer, plutôt que sur le fichage.
Quoi qu’il en soit, une base de données centralisée n’est pas obligatoire, cela dépend de la technique choisie. Ainsi, la carte bancaire ne concentre pas les informations personnelles, mais sa puce doit se mettre en réseau avec un ordinateur central: là, il faut un grand fichier national. Ce n’est pas le cas de la carte téléphonique, où l’information est contenue sur la puce. Si cette carte semble plus «conviviale» (anonymat, prêt à un tiers), elle peut être plus suspecte de fraude.
La carte carbone pourrait donc aisément être remplacée par des tickets de rationnement?
Tout à fait, mais l’idée de carte à puce exerce une réelle fascination technologique pour les concepteurs du dispositif. Ils estiment qu’on ne va pas passer son temps à découper des bouts de papier, technologie qui renverrait aux années 1950.
Y a-t-il d’autres cas de promotion d’une carte carbone dans le monde?
Rien de très avancé à ma connaissance. La Commission européenne l’a évoquée, dans ses comptes rendus; en France, le député Vert Yves Cochet, mais sur ce point précis il n’est pas suivi par son parti. La version qu’il en propose s’appuie cependant beaucoup moins sur la bourse du carbone et la main invisible du marché puisque les crédits seraient distribués gratuitement.
Propos recueillis par Victor Roux-Goeken pour JDLE
Sun, Jul 19 at 2:10AM
(3 comments)
100 actions : la résistance paysanne s’étend à travers le monde - 17 avril : journée internationale des luttes paysannes
Les organisations paysannes, d’ouvriers et ouvrières agricoles, de paysans et paysannes sans terre, de femmes et jeunes ruraux se mobilisent le 17 avril pour la Journée internationale des luttes paysannes [1]. Cette année, plus de cent actions telles que des manifestations, du théâtre de rue, des projections de vidéos, de...... [read more]
LouZou:
Altertour pour une planète sans dopages
Les inscriptions sont ouvertes pour le 2ème "Altertour pour une planète sans dopages", qui aura lieu du 4 juillet au 8 août 2009, "en arc en ciel" de Besançon à Notre Dame des Landes (Nantes).
En réponse au dopage dans le sport, dans l'agriculture et dans l'économie, l'Altertour est un tour cycliste solidaire pour un modèle agricole et économique respectueux des hommes et de la nature.
- parcours en relais de 15km pour chaque étape, accessible à tous niveaux
- visite de sites éducatifs et soirées festives avec films, conférences et débats pédagogiques sur les alternatives existantes
- découverte de voies vertes dans différents terroirs
- rendez-vous avec des manifestations amies, tel que le Camp Action Climat à Notre Dame des Landes contre le projet d'aéroport.
Site web : www.altertour.net
Tous en selle...
LouZou:
Investir dans l’agriculture, une stratégie qui rapporte
Le manque d’investissements efficaces dans l’agriculture fragilise les populations rurales de plus en plus démunies face aux changements climatiques et aux crises économiques. Un état de fait qui risque d’aggraver encore la crise alimentaire.
Avec 75% d’investissements en moins ces dernières années, l’agriculture est en bien mauvaise posture. Dans son rapport “Investing in Poor Farmers Pays : Rethinking how to invest in Agriculture” Oxfam souligne l’importance de réinvestir rapidement et efficacement dans l’agriculture, avec une attention particulière pour les paysans pauvres, dont les 2/3 ne reçoivent actuellement aucune aide.
Le G8 doit opter pour des solutions long terme
“Ces dernières décennies, on a trop négligé le secteur agricole des pays en développement,” affirme Emily Alpert, auteur du rapport. “Investir dans l’agriculture, c’est pourtant favoriser une solution long terme aux crises alimentaire, financière et climatique.”
La semaine prochaine se tient en Italie le sommet des huit pays les plus riches au monde. A cette occasion, Oxfam veut attirer l’attention sur l’importance vitale du secteur agricole. Nous demandons que le soutien au développement agricole soit ramené au niveau de 1980, soit 20 milliards de dollars (contre 5 milliards aujourd’hui). Leurs politiques agricoles, commerciales et climatiques doivent également être revues afin de ne plus défavoriser les agriculteurs des pays pauvres.
Lors du récent sommet du G8 sur l’agriculture, les ministres compétents n’ont pas remis en question les politiques commerciales injustes actuellement en vigueur. Toutefois, la conclusion évoquait quelques recommandations que le G8 devrait sérieusement considérer et étudier, comme :
- les facteurs qui provoquent les fluctuations de prix sur les marchés agricoles ;
- la possibilité dune gestion de stocks internationale pour limiter les fluctuations de prix ;
- les moyens d’éviter les conflits fonciers ;
- le renforcement du rôle des petits agriculteurs
Femmes et petits paysans, acteurs-clé du développement agricole
“Nous devons cesser de nous attaquer séparément à chaque problème causé par la faim ”, poursuit Emily Alpert. “Il est temps de s’en prendre aux causes de la faim, de la vulnérabilité et de la pauvreté. Les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans le renforcement de la sécurité alimentaire. Pour améliorer la production agricole et combattre la pauvreté, nous devons développer la capacité des femmes à s’intégrer dans l’agriculture. Et pour cela, nous avons besoin de moyens financiers. ”
“ Une attention particulière doit également aller aux paysans et bergers de régions isolées, quasiment privés d’accès au marché, mais aussi au crédit agricole, aux semences, aux terres fertiles ou même aux opportunités de travail en dehors de l’agriculture. Ces paysans et bergers contribuent au maintien de la biodiversité et à la protection des terres plus fragiles. Ils pourraient devenir de précieux alliés dans la lutte contre les changements climatiques. ”
“ Ces territoires isolés ne pourront jamais être compétitifs sur le marché agricole international, mais jouent un rôle crucial dans la réduction de la pauvreté dans les pays en voie de développement”, conclut Alpert. “Un secteur agricole qui se porte bien contribue en effet au succès de l’économie locale, à de meilleurs salaires et à un marché local dynamique où les paysans et les ouvriers peuvent dépenser leurs revenus.”
Pour plus d’infos :
- Thierry Kesteloot, responsable du plaidoyer souveraineté alimentaire Tel. 02 501 67 55 — gsm : 0475 543 723 — thierry.kesteloot (at) oxfamsol.be
Mon, Jul 6 at 3:49AM
(2 comments)
Le chercheur argentin, Horacio Machado, a assuré que "l’agro-business, la pollution urbaine et les méga mines à ciel ouvert sont les causes d’un génocide et écocide qui se développe depuis la décennie 90 et se consolide de plus en plus".
"Le modèle économique basé sur l’exploitation extractive des ressources naturelles a provoqué un processus de génocide puisque, pour s’imposer, il s’est développée une extermination de grands secteurs de la...... [read more]
LouZou:
C'est ce qu'on appelle le progrès, nous ont-ils dit pendant des décennies!
André Cicolella
Le défi des épidémies modernes
La Découverte -
Les sociétés modernes sont confrontées à une véritable épidémie de maladies chroniques : cancers, maladies cardiovasculaires, obésité et diabète, allergies, affections mentales… Or elles sont très largement évitables, car elles sont la conséquence de notre mode de vie et de notre environnement. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elles sont responsables de 86 % des décès et représentent 77 % des cas de maladies en Europe. Elles sont ainsi devenues la cause majeure de la crise des systèmes de santé. En France, la « Sécu » a certes permis l’accès aux soins pour tous, mais elle n’arrive pas à répondre à cette crise. Et au nom de la lutte contre le « trou de la Sécu », on cherche donc à convaincre les Français qu’il faudrait remplacer le principe de solidarité par une logique individualiste d’assurances privées.
Mais les solutions libérales sont une illusion, comme le montre André Cicolella dans cet essai rigoureusement argumenté : elles ne répondent pas à la question et ne peuvent, au contraire, que faire empirer la situation. À l’inverse, explique-t-il, il est possible de surmonter la crise en agissant sur les causes environnementales et comportementales des maladies et en sortant du « tout médicament ». Mais aussi en réinventant un système de santé de proximité, un financement plus juste et en instaurant une véritable démocratie sanitaire. Bref, en refondant un véritable système de santé et pas seulement un système de soins.
on peut réécouter l'émission terre à terre du 7 février sur le net.
LouZou:
Depuis le début des années 2000, la grippe du porc en France concerne avant tout les élevages de Bretagne
Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question !
L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation : Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles, soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques.
La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type.
En 2004, le très sérieux Bulletin de l’Académie vétérinaire de France, à la suite d’études sérologiques et de recherches virales a indiqué que : " Depuis le début des années 2000, la grippe du porc en France concerne avant tout les élevages de Bretagne, où la densité porcine est la plus élevée. Elle a un impact économique considérable dans les élevages de cette région. L’activité grippale est le fait de virus A/H1 d’origine aviaire (A/H1N1) ou de réassortants (A/H1N2). L’instabilité des virus grippaux suppose d’adapter régulièrement les outils de détection afin de permettre une épidémio-surveillance efficace. "
Au delà des vérifications et contrôles sanitaires qui doivent par précaution en Bretagne se renforcer et se multiplier dans une transparence complète, ce modèle industriel de production alimentaire, destiné à encourager la consommation massive de viande, démontre son danger potentiel. Il est durablement néfaste sur le plan de la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires), sur le plan sanitaire (vache folle, grippe aviaire et maintenant porcine), sur le plan des pollutions (qualité de l’eau, marées vertes).
C’est pourquoi les Verts se mobilisent régulièrement contre tout nouveau projet s’inscrivant dans ce modèle comme celui de la maternité porcine de Trébrivan et proposent une reconversion progressive de l’agriculture bretonne ; de plus, des élevages plein-air à taille humaine créeraient davantage d’emplois.
C’est aussi pour cette raison qu’ils appellent à élire le 7 juin prochain au Parlement européen, les candidats d’Europe Ecologie qui sauront porter ces exigences.
Un communiqué des Vert-e-s Bretagne, Lorient, 11 mai 2009
Claire Duval,Porte-parole des Verts Bretagne
LouZou:
Le gouvernement brésilien et de nombreuses grandes marques complices du massacre de l’Amazonie
Après 3 années d’enquête détaillée au cœur de la filière de l’élevage brésilien, Greenpeace publie un rapport en forme de réquisitoire contre ce qui est le 1er moteur actuel de la déforestation au Brésil et dans le monde. Ce rapport démontre l’urgence d’actions – à tous les niveaux - sur la filière bovine brésilienne pour préserver la forêt amazonienne et le climat.
L’élevage brésilien : 1er criminel forestier et climatique en pleine expansion
L’élevage est en effet responsable de 80% de la déforestation amazonienne, ce qui représente 14% de la déforestation annuelle de la planète. La destruction progressive de la forêt amazonienne, par abattage et brulis, fait du Brésil le 4ème émetteur mondial de gaz à effet de serre. Le pays possède le plus grand cheptel commercial du monde. Il est le premier exportateur mondial de bœuf et de cuir et son gouvernement entend voir sa part sur le marché mondial doubler d’ici à 2018. « Mais cette expansion se fait sur l’avancée des frontières de la déforestation où les éleveurs profitent d’un manque patent de gouvernance », explique Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France.
Le gouvernement brésilien supporte l’élevage et légalise la déforestation illégale
Le gouvernement brésilien a lui-même une attitude plus qu’ambiguë vis-à-vis de la préservation de la forêt amazonienne et du climat. D’un coté, le président Lula a annoncé récemment un plan d’action contre le changement climatique qui doit voir ce pays réduire de 72% le déboisement illégal d’ici 2018. « Or, ce rapport prouve clairement que 90% de la déforestation annuelle en Amazonie est illégale tandis que des lois régularisant de facto des terres accaparées illégalement pour l’élevage ont été adoptées récemment », explique Grégoire Lejonc. « Le gouvernement est l’un des principaux bailleurs de fonds et actionnaires du secteur de l’élevage en Amazonie, ce qui fait de lui un véritable promoteur de la déforestation amazonienne », poursuit-il.
Le tour du monde des marques complices indirectes de la déforestation
Au bout d’une filière complexe, Greenpeace a pu remonter jusqu’aux produits de l’élevage et donc de la déforestation amazonienne. Du cuir des baskets Nike, Reebok ou Adidas, aux produits Louis Vuitton ou Gucci en passant par la viande des plats préparés servis sur le réseau SNCF, ou les produits commercialisés par Carrefour ou Casino au Brésil, le rapport fait un véritable « tour du monde » des marques impliquées indirectement dans la déforestation amazonienne. Répondant à l’interpellation de Greenpeace, nombre de ces marques déclarent ne pas avoir connaissance de l’implication de leurs fournisseurs dans la déforestation. « On a affaire à une filière aveugle et tentaculaire. Nous appelons toutes les entreprises impliquées à moraliser leurs approvisionnements », conclut Grégoire Lejonc.
Le rapport a été salué par le ministre de l’environnement brésilien lui-même, Carlos Minc, lors d’une conférence de presse le mardi 2 juin.
Greenpeace demande que :
- les nombreuses entreprises et marques citées dénoncent leurs contrats avec leurs fournisseurs et cessent d’alimenter la déforestation
- le gouvernement brésilien cesse de cautionner l’avancée de la déforestation en subventionnant et en légalisant le développement anarchique de l’élevage
- un fonds international de lutte contre la déforestation tropicale soit adopté, dans le cadre des négociations internationales sur le changement climatique (conférence de Copenhague), prévoyant un mécanisme de contribution obligatoire des pays industrialisés.
Source / auteur : Greenpeace
Sat, Jun 13 at 2:25PM
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HdeuxB posted
Stevia, la plante sucrante étouffée en Europe
LAURE NOUALHAT, Libération
L’édulcorant, déjà testé par les géants du soda, est interdit par la législation de l’UE.
Qu’est-ce qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud ? La Stevia rebaudiana.
Inoffensive en apparence, cette petite plante dispose de tous les atouts pour faire trembler le marché très prisé des édulcorants. L’une de ses applicatio...... [read more]
HdeuxB:
En France, très précisément au marché au fleurs sur l'île de la Cité, on le trouve en pot, avec les racines dans la terre. Il suffit de faire sécher les feuilles pour multiplier le pouvoir sucrant, le tour est joué!
Les plantes non autorisées en herboristerie peuvent être vendues comme plante d'ornement.
LouZou:
et pour réjouir tout un chacun, quelques substances chimiques vont être interdites, parmi des milliers dans lesquelles on vit, respire, nage, mange, etc...
Reach: le temps des choix stratégiques
En vue de l’enregistrement de leurs substances à partir de 2010, les entreprises concernées par Reach se sont regroupées au sein de forums afin de mutualiser informations et données. Un exercice inédit et complexe qui implique des risques financiers, juridiques et commerciaux. Les industriels devront effectuer des choix stratégiques, comme l’arrêt de productions non rentables.
«Le compteur tourne» prévient Philippe Prudhon, directeur général d’Atout Reach, société de conseil créée en 2007 par les industriels de la chimie. La première échéance pour l’enregistrement des substances à plus haut tonnage et les plus préoccupantes -un nombre estimé à près de 30.000 (22% des substances pré-enregistrées)- est fixée au 30 novembre 2010. La date semble lointaine. Mais d’ici le dépôt du dossier d’enregistrement, de nombreux obstacles devront être surmontés. Actuellement, les 65.000 entreprises européennes ayant pré-enregistré des substances sont regroupées au sein de forums d’échange d’informations sur les substances (acronyme anglais Sief). Un Sief rassemble de quelques-uns à plusieurs milliers d’acteurs autour d’une seule et même substance. L’objectif? Constituer un unique dossier d’enregistrement dont la partie commune doit être déposée par le déclarant principal désigné par les membres du Sief. «Un dépôt de la partie commune autour de juin 2010 est conseillé pour la première échéance», indique Catherine Lequime, spécialiste de Reach à l’Union française des industries chimiques (UIC). Or aujourd’hui, seuls 10% des forums auraient déjà nommé leur chef de file. Avant même la désignation du déclarant principal, le règlement prévoit qu’un «facilitateur» coordonne les échanges entre les acteurs mais là encore, seuls 50% des Sief en seraient dotés. Et la présence de ce médiateur, parfois auto-désigné, ne serait pas nécessairement une garantie de l’efficacité des échanges.
La constitution du dossier nécessite en effet que les acteurs partagent les données de toxicologie et d’éco-toxicologie et d’usage de leurs substances afin de mutualiser les coûts des études. Durant cette période, les entreprises sont invitées à déclarer le niveau d’implication qu’elles souhaitent adopter au sein des forums sur une échelle de 1 à 4, de la position de co-leader, à celle d’acteur «dormant» qui «pourrait ne pas aller jusqu’à l’enregistrement», en passant par la position intermédiaire de l’industriel qui «ira à l’enregistrement sans s’impliquer dans toutes les démarches». «Certaines PME aux ressources limitées, mais pour lesquelles des substances sont stratégiques, s’impliquent fortement dans les forums à l’instar des grands groupes industriels. D’autres préfèrent se placer en retrait et négocieront l’achat des données collectées par les autres à la fin du processus», relate Catherine Lequime.
Une première difficulté consiste à établir des règles communes en matière de confidentialité, de partage des coûts et de responsabilité juridique. «Le nombre élevé d’entreprises au sein d’un même Sief -plus de 3.000 forums rassemblent plus de 100 participants- rend bien sûr leur organisation complexe mais accroît aussi la possibilité d’amortir les coûts», souligne Emmanuel Moreau, chef du bureau des substances chimiques au Meeddat. D’autres problèmes sont également soulevés. «Le fait que tous les textes soient en anglais représente souvent une difficulté», explique Nadine Mulot chargée de mission Atout Reach. Concernant l’aspect juridique, des questions se posent quant à l’interprétation du règlement, la qualification des substances concernées, mais aussi l’élaboration de l’accord (ou contrat) de consortium qui définit les règles du jeu entre les acteurs d’un forum. «Reach met au défi deux grands principes du droit communautaire: le droit de la concurrence et celui de la propriété intellectuelle» souligne Lionel Roche, avocat du cabinet Aklea.
Le coût demeure toutefois la problématique majeure, en particulier pour les PME qui représentent 82% des entreprises concernées. Il est fonction du nombre d’études à réaliser, lié au tonnage concerné et aux règles de partage des coûts des forums. «Le coût lié à la préparation du dossier d’enregistrement a ainsi été estimé autour d’un million d’euros pour une substance produite à plus de 1.000 tonnes par an par une PME de 500 salariés, indique Nadine Mulot. Dans ces conditions, certaines PME préfèrent arrêter la production de la dite substance». L’Union des petites et moyennes industries (UNPMI) ne signale toutefois aucune cessation d’activitéliée à l’application de Reach. «Plusieurs entreprises ont toutefois décidé de sous-traiter leur activité de traitement de surface pour éviter les contraintes liées à Reach», indique Frédéric Grivot représentant de l’UNPMI.«C’est trop tôt pour le dire, souligne Catherine Lequime. Nous faisons le maximum pour accompagner les PME, en particulier dans la rédaction des clauses de contrat de consortium.»
A l’occasion de sa conférence annuelle, le 24 mars, l’UIC avait demandé au gouvernement un soutien financier pour aider les PME à constituer leur dossier d’enregistrement (1). Une réflexion en cours au Meeddat et au ministère de l’industrie s’orienterait vers un appui technique plutôt qu’une aide financière directe. «Le système de redevance de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) est déjà gradué en fonction de la taille des entreprises, fait valoir Emmanuel Moreau, chef du bureau des substances chimiques au Meeddat. Il rappelle en outre l’existence du Help-desk du Bureau d'évaluation des risques des produits et agents chimiques (Berpc). Concernant le retard pris par les forums, Emmanuel Moreau se veut optimiste: «Cette phase appartient aux industriels, c’est à eux de trouver des solutions. L’Echa incite d’ailleurs aux échanges de bonnes pratiques et fournit un appui technique». La société de conseil Atout Reach, associée à des experts en ingénierie de l’environnement (Antea), solutions informatiques (Trasys) et conseil juridique (Aklea), propose à ses clients des expertises, de la veille et un accompagnement réglementaire personnalisé.
Cependant, «les PME, notamment celles concernées par les échéances de 2013 et 2018, risquent de devenir le chaînon manquant si elles ne s’engagent pas dès maintenant, avertit Pierre Garçon, président de la société EcoMundo, spécialisée dans les outils logiciels. Elles risquent ensuite de pas avoir accès à certaines données spécifiques à leur usage et de devoir payer un prix plus élevé.»
(1) Dans le JDLE «Reach: l’industrie chimique demande un soutien financier»
15/05/2009 par Sabine Casalonga
Fri, May 15 at 1:06PM
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LouZou posted
l'alimentation au péril de l'eau
D’après une équipe de scientifiques danois, les impacts des émissions de CO2 sur les océans sont appelés à se faire ressentir durant des milliers d’années. En considérant l’évolution du taux de CO2 atmosphérique comme un indicateur de l’élévation des températures, les chercheurs prédisent une très sévère réduction en oxygène des océans et la formation de vastes « zones mortes », hostiles à la vie pour 1 500 ou 2 000 ans.
Au mois de mai dern...... [read more]
LouZou:
L’eau est au cœur du changement climatique, selon l’UICN.
Pour l’UICN, l’eau est au cœur du changement climatique. Le changement climatique se fera sentir en premier et principalement au travers de l’eau, que ce soit par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, la fonte glaciaire ou l’élévation du niveau de la mer ...
Alors que, selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des ses ressources (UICN), deux tiers de la population mondiale subiront des pénuries d’eau d’ici 2025, l’eau est donc véritablement au cœur du changement climatique. Le Forum mondial de l’eau, qui se tient à Istanbul (Turquie) du 16 au 22 mars, réunit plus de 25 000 experts afin de trouver des solutions durables aux enjeux mondiaux de l’eau.
L’UICN demande aux décideurs présents au Forum de s’engager davantage pour protéger l’environnement naturel et de faire un meilleur usage des services offerts par la nature en faveur du développement et de la sécurité humaine.
Les cours d’eau et les zones humides assurent des services vitaux pour l’humanité : eau potable salubre, énergie, moyens de subsistance sains et durables. Pour l'UICN, il est indispensable d’investir dans une bonne gouvernance de l’eau afin d’assurer un avenir durable en la matière, tant pour les pays eux-mêmes que pour les 260 bassins transfrontaliers.
Pour l’UICN, l’eau est au cœur du changement climatique. « Le changement climatique se fera sentir en premier et principalement au travers de l’eau, que ce soit par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, la fonte glaciaire ou l’élévation du niveau de la mer, » explique Mark Smith, directeur du Programme de l’eau de l’UICN.
« Des bassins hydrographiques et des littoraux intacts et en bon état de fonctionnement peuvent contribuer à répondre aux impacts du changement climatique. Ils emmagasinent l’eau, régulent les inondations et protègent les côtes. L’investissement consacré à la nature devrait faire partie des politiques d’adaptation au changement climatique. »
Des cours d’eau en bon état réduisent la pauvreté, estime l’UICN. « Afin de réduire la pauvreté de façon importante, nous avons besoin d’eau en quantité suffisante, pour répondre à de nombreux besoins, notamment ménagers, agricoles, industriels, énergétiques et environnementaux », a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.
« Ceci veut dire qu’il faut réussir à affecter de l’eau à différents usages tout en restant dans les limites de ce qui est disponible. L’UICN aide à réaliser ces arbitrages, c’est l’une de ses tâches centrales. »
L’UICN prédit aussi qu’une crise mondiale de l’eau est en chemin. « La pression sur les ressources en eau augmente rapidement avec la croissance de la population mondiale, le déclin des écosystèmes et l’évolution des modèles de consommation », précise Mark Smith, Directeur du Programme de l’eau de l’UICN.
« Dans de nombreuses régions, le bien-être humain est de plus en plus menacé par la pénurie d’eau et la pollution. Nous devons nous organiser pour utiliser l’eau d’une façon plus durable. La gestion de l’eau doit être fondée sur un ensemble équilibré de politiques, de droit adapté et d’institutions participatives. »
LouZou:
*L'or bleu*
Ce film s'organise entre deux lieux.
- Le Maroc, où le développement du tourisme prive d'eau les populations paysannes et accentue la migration vers le villes. Des villes où les autorités publiques, suite à la politique du FMI et de la banque mondiale, sont conduites à céder la gestion de leur eau aux multinationales, essentiellement françaises.
- La France, qui est cet exemple particulier de pays qui a confié 80% de la fourniture d'eau à ces mêmes multinationales mais où des maires, des associations se battent pour la reprise en régie directe de leur eau.
Il nous invite donc à réfléchir aux incidences de la privatisation de l'eau par les compagnies françaises, non seulement chez nous mais dans les pays en besoin de développement qui sont en faits des pays exploités. Une autre façon, mais très efficace, d'aborder le problème de la privatisation de l'eau.
Le débat pourra porter sur le contenu du film mais aussi sur notre situation locale au moment où les contrats avec Véolia de Brest et de Landerneau arrivent à expiration en 2012.
Nous vous invitons donc à nous rejoindre nombreuses et nombreux pour cette première soirée à Landerneau.
cordialement,
Gérard Borvon
S-eau-S*
Flore:
La consultation nationale sur l’eau fait un flop
Un peu plus de 27 millions de questionnaires envoyés aux particuliers, 130 réunions et débats locaux, pour 386.505 questionnaires renvoyés. Soit un taux de retour de… 1,3% (sic). Tels sont les premiers résultats pour la France métropolitaine de la consultation nationale sur l’eau 2008, lancée en avril dernier (1), et synthétisés mercredi 29 avril par le Meeddat.
dans le JDLE Politique de l’eau: pendant 6 mois, le public a voix au chapitre
Consultation sur l’eau 2008: publication de la synthèse
La consultation sur l’eau est imposée par la directive-cadre sur l’eau (DCE) afin de valider les grandes orientations de la gestion de l’eau pour 2010-2015, définies dans les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) conçus par chaque bassin. Les résultats de la synthèse avaient déjà été publiés courant avril par l’agence de l’eau Rhin-Meuse (2). Le taux de participation varie selon les régions –de 0,6% en Seine-Normandie à 4,1% en Rhin-Meuse.
Le ministère parle d’une «montée en notoriété» de cette consultation par rapport à la première (2005), sans que la synthèse n’indique de taux de retour pour cette année-là. Organisatrice des deux consultations, l’agence de l’eau Rhin-Meuse enregistre une progression de 13% de ce taux, mais pour son district.
Sexe masculin, plus de 60 ans, retraité et pas accro à l’environnement: la synthèse indique aussi le profil du sondé type. Concernant les préoccupations, 53% des personnes qui ont répondu estiment qu’elles sont liées aux pollutions agricoles, et 47% aux pollutions industrielles.
Les priorités d’action retenues varient selon le bassin: eau potable et risque de pénurie pour 65 à 70% d’entre eux en Adour-Garonne; pollutions agricoles à 47% pour le public de Loire-Bretagne; l’Artois-Picardie retient à 61% la pollution des milieux naturels. Moins d’un tiers des personnes considèrent que les actions liées aux milieux sont prioritaires. Globalement, la moitié des personnes estiment que seule une partie des problèmes est prise en compte, ou regrettent un manque d’ambition.
Les répondants valident généralement à plus de 70% des propositions d’actions s’appliquant à d’autres qu’eux-mêmes, telles que les restrictions d’usage et les coûts supplémentaires –conservation de terres non construites pour disposer de zones d’expansion des crues, limitation de l’urbanisation, modification des modes de production industrielle, réduction de l’usage des pesticides en agriculture, maintien ou réintroduction d’espaces naturels en milieu urbain… Les agriculteurs étant les moins nombreux à accepter ces propositions.
Pour eux-mêmes, les sondés acceptent à 90% le b.a.ba: économies d’eau, tri des déchets et limitation de l’usage de désherbants. Ils sont environ 77% à accepter la consommation de produits bio. En Loire-Bretagne, Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée, 4 à 5% d’entre eux veulent voir soutenue l’agriculture bio.
La question de la hausse du coût de l’eau est diversement appréciée. Elle est mentionnée dans 43% des avis librement rédigés par les répondants. Si une majorité de personnes sont d’accord pour mobiliser des moyens financiers supplémentaires pour obtenir de meilleurs résultats en 2015 –date à laquelle le bon état des eaux doit être atteint–, elles sont plus réticentes pour contribuer personnellement, sans qu’une tendance claire ne se dégage. Les réponses sont diverses (ainsi que les questions, toutes les agences ne posant pas les mêmes), mais de manière schématique, entre 40 et 60% d’entre elles n’acceptent pas de hausse du prix de l’eau ou n’acceptent pas de hausse supérieure à 10 euros, par famille et par an.
par Victor Roux-Goeken
(1) Dans le JDLE «Politique de l’eau: pendant 6 mois, le public a voix au chapitre»
(2) Dans le JDLE «Consultation sur l’eau 2008: publication de la synthèse»
Thu, May 14 at 2:10AM
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LouZou posted
Coup d’envoi pour le canal Seine-Nord Europe
Le projet était écrit dans l’article 10 du Grenelle I, il est désormais signé par Dominique Bussereau, Jean-Louis Borloo et les présidents des conseils régionaux de Picardie, du Nord-Pas de Calais et d’Ile-de-France. Le canal Seine-Nord Europe, qui permettra de reporter vers la voie d’eau 4,5 milliards de tonnes-kilomètres par an, se concrétise. Partie française de la liaison fluviale Seine-Escaut, un maillon manquant du réseau fluvial europée...... [read more]
Thu, Mar 19 at 5:05AM
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LouZou posted
le défi de la biodiversité
«Après le climat, la biodiversité est notre plus grand défi»
Interview de Sébastian Winkler, responsable du « compte à rebours » pour la biodiversité au sein de l’IUCN (Union mondiale pour la nature).
Sébastian Winkler, responsable du « compte à rebours » pour la biodiversité au sein de l’IUCN (Union mondiale pour la nature). L'UICN est la principale ONG mondiale consacrée à la cause de la préservation de la biodiversité. Elle réunit 83 ...... [read more]
LouZou:
Les altermondialistes font de l'Amazonie un symbole de leur combat
BELEM (Brésil) - En décidant de se réunir au coeur de l'Amazonie, les altermondialistes veulent faire de cette immense forêt menacée par l'agro-industrie le symbole de leur lutte pour la protection de l'environnement et des peuples indigènes, selon les organisateurs.
Quelque 100.000 militants se retrouvent du 27 janvier au 1er février pour la 8ème édition du Forum Social Mondial (FSM) dans la ville de Belem (nord du Brésil) située sur le fleuve Para, à plusieurs milliers de kilomètres de Porto Alegre (sud), la ville qui a vu naître le premier sommet altermondialiste en 2001.
Le FSM a choisi de consacrer sa première journée de débats, mercredi, à la sauvegarde de l'Amazonie, "le poumon de la planète, que le marché, dans son aveuglement, cherche à posséder et à anéantir", a déclaré à l'AFP Graça Costa, responsable de l'Amazonie pour l'ONG brésilienne FASE.
Dans un document, l'ONG souligne que, "face à la disparition accélérée de la biodiversité et à la crise climatique, la préservation de l'Amazonie et de ses populations sont un défi pour l'ensemble des peuples de la planète".
La plus grande forêt tropicale de la planète s'étend sur 5,5 millions de km2, dont 60% au Brésil, et est partagée entre neuf pays sud-américains (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Surinam, Venezuela et Guyane française).
Mais cette forêt, qui abrite le plus grand réservoir de biodiversité au monde - un dixième de la faune connue et plus de 40.000 espèces végétales - et joue un rôle essentiel dans l'équilibre climatique de la planète, a déjà perdu 17% de sa surface originelle, selon l'Institut national de recherches spatiales brésilien. Elle est amputée tous les ans de milliers de km2 (12.000 km2 en 2007/2008 au Brésil) sous la pression de la puissante agro-industrie (culture intensive du soja, élevage), et de l'exploitation forestière illégale.
Le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva s'est toutefois engagé, pour la première fois en décembre dernier, à réduire de 70% la déforestation d'ici à 2018.
Le Brésil est le quatrième principal émetteur de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique, et la déforestation représente 75% de ces émissions.
Le choix de Belem témoigne ainsi, selon Graça Costa, "de la volonté de donner plus de visibilité à cette région et aux peuples indigènes" qui tentent de préserver leur mode de vie traditionnel.
Dans la seule partie brésilienne de l'Amazonie où vivent 80% des indiens du pays, ils ne sont plus qu'une toute petite minorité: quelque 600.000 au milieu de 25 millions de personnes. Ils vivent le plus souvent dans de vastes réserves protégées, mais leur terres sont néanmoins grignotées par l'avancée de colons fuyant souvent la misère.
Cette difficile cohabitation provoque des conflits entre fermiers blancs et Indiens cherchant à protéger leur habitat naturel.
La FASE souligne que de puissants groupes privés brésiliens et multinationaux se disputent les ressources de la région en s'appropriant les terres, en détruisant la faune et la flore et en anéantissant les modes de vie des populations indigènes "au nom du progrès et du développement".
Pour l'ONG, il faut donc "trouver les moyens de préserver la forêt pour les générations à venir et d'accepter les défis de l'innovation technologique" afin de proposer un modèle de développement de l'Amazonie fondé sur l'utilisation durable des ressources.
(Source vérifiée / 25 janvier 2009)
http://www.romandie.com/ats/news/090125052021.j5n5mced.asp
Sun, Jan 25 at 11:13AM
(1 comment)
Source / auteur : CADTM
Du 29 novembre au 2 décembre 2008, s’est tenue à Doha la Conférence des Nations-Unies sur le financement du développement. A mi-parcours de la (non)réalisation des « Objectifs du Millénaire » pour le développement (OMD) [1] , ce Sommet avait pour objectif l’évaluation de la mise en œuvre des engagements pris lors du « Consensus de Monterrey » en mars 2002. Ce Consensus avait élaboré 6 volets [2] reprenant l’ensemble ...... [read more]
Wed, Jan 7 at 3:55PM
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